Chroniques

Mick Taylor le 5e Stones

Par Normand Murray

 

Mick Taylor

Le cinquième Stones

Guitariste anglais de Blues Rock né en 1949, qui adopta la guitare à l’âge de 9 ans. Il a formé un groupe lors de son adolescence avec des amis de son école qui allait prendre le nom de The Gods. Ils enregistrèrent deux singles. Le hasard frappe à sa porte à 16 ans lorsque Eric Clapton ne se présente pas pour un concert de John Mayall avec les Bluesbreakers. Taylor voit la responsabilité de jouer la deuxième partie du concert, celle de Clapton. Quand un autre guitariste de Mayall décide de partir, Peter Green le remplace  pour 2 ans, (Clapton étant allé former Cream). Green est un des membres fondateurs de Fleetwood Mac en 1967. Se rappelant du talent de Taylor, Mayall fait appel à ses services comme remplaçant de Green avec un contrat dûment signé. Les idôles de Mick étant les Elmore James, Sonny Boy Williamson, BB King et le spectaculaire Freddy King,  ça fait de lui le candidat idéal pour être aux cotés de Mayall et les Bluesbreakers.

Son style personnel était de base latine et jazz fait en overtone, avec déjà une réputation d’excellent joueur de slide guitar. Les premiers enregistrements au nombre de 5 avec Mayall entre 1967 et 1969, dont deux live.

Tous ces attributs font de lui aussi le candidat idéal pour remplacer Brian Jones des Rolling Stones. Il s’était considéré comme étant un guitariste de sessions. Lors d’une session d’enregistrement il réalisa que ce n’était plus qu’une simple session d’enregistrement mais bien d’une audition. Il contribue à Country Honk et Live with Me du célèbre Let it Bleed  des Stones (1969). Première apparition live au Hyde Park London, concert gratuit des Stones (1969). La première entière participation avec le Stones se fît avec un autre album légendaire, le Sticky Fingers (1971) là où il travaillait avec Mick Jagger pour ses partitions de guitare comme dans Moonlight Mile et Sway et la slide dans You Gotta Move. Sans, oui, sans la présence de Keith Richards. Qui entre parenthèse avait déjà affirmé qu’il ne cadrait pas avec l’image des Stones, plus volubile, lui qui jouait comme en retrait sans exagérer sa performance. Qui par la suite disait de lui qu’il était un des plus grands guitaristes à avoir jouer avec. Un autre classique des Stones, Exile On Main Street (1972), qui cette fois-ci on avait vu et senti vraiment la complicité dans le jeu de guitare avec Richards.

1974 – la boucle se referme en ce qui concerne les Stones. Il quitte, étant frustré de ne pas avoir assez de crédit dans l’écriture des pièces des Stones et même convaincu que le groupe était pour s’effondrer !! Assez spécial, nous connaissons la longue, la très longue carrière des Stones toujours actifs et comment!

Advient une période pénible dans sa vie, de décrocher de son addiction à l’héroïne, vestige de la vie trépidante des Stones. Le reste de cette décennie étant fait d’un flou et de brèves apparitions comme guitariste invité. On saute aux année 80, 1982 : les tournées ne cessent d’affluer, avec Alvin Lee de Ten Years After et encore avec Jonh Mayall. de 82 à 83. Et avec nul autre que Bob Dylan en 1984 et Mark Knopfler. Cette décennie sera faite de contrats d’enregistrements avec des apparitions sur deux albums de Ron Wood, guitariste qui lui succéda à la barre des Stones et que Richards voyait vraiment comme second guitariste et dire que celui-ci avait été initialement engagé pour être bassiste en remplacement de Bill Wyman. Poursuivons la myriade de vedettes avec qui il a joué ; avec Percy Sledge, Bill Wyman, Al Kooper, Gong et Elliot Murphy.

Les segments live étaiet avec des légendes telles les Allman Bros, Joe Walsh, Grateful Dead, John Copeland et … début 1990, avec Dick Rivers, (1992)  Deux concerts de 1981 et 82 reproduits avec Mayall avec Cross Country blues de 1981 et Reunion Concert de 1982. On passe directement aux années 2000 avec un paquet de présences à des concerts des Stones pour y jouer quelques titres avec eux. La dernière présence ayant été en 2014 pour y jouer Midnight Rambler et ( Ican’t Get) No Satisfaction. Un live fait en 2016 paru en 2017, Totaly Striped On Air et une compilation Honk en 2019, une sur 24 de quoi avoir un méchant curriculum vitae. Vu comme étant un grand guitariste par la colonie artistique Rock and Blues de par le monde. Il était destiné à connaître une grande carrière solo, mais il a préféré aller rejoindre l’ex baseman des Cream, Jack Bruce. Son album solo de 1978 avait tout pour être un grand album explorant ses capacités énormes à jouer du blues et sa forme conceptuelle du jazz, mais fut pas assez diffusé pour avoir vraiment l’impact de son grand talent. L’album éponyme intitulé Mick Taylor.

Ses guitares étant bien sûr la Gibson Lespaul des années 60. En studio il préférait nettement la Gibson ES 335 pour enregistrer spécifiquement Sticky Fingers et Exile On Main Street. En tournée, la Gibson SG étant celle qu’il préconisait et bien comme tout guitariste de renom, il a touché à la Fender Stratocaster et la non moins célèbre compagne de jeu de Richard, la Telecaster.

Ce prodigieux et grand sessions man a été un tournant dans la carrière des Stones (Sticky Fingers et Exile on Main Street) comme preuve indiscutable et a fait partie du grand blues de John Mayal, un des maîtres incontestés du genre et bien sûr avec tous les autres grands du monde de la musique. Le 5 ème Stones ayant insufflé sa touche de Blues et être dans la continuité des grands du style par son jeu unique à en être lui aussi un grand maître de cette musique légendaire qu’est le Blues Rock.

BANNIÈRE: DANIEL MARSOLAIS
WEBMESTRE: STEVEN HENRY
RÉDAC’CHEF: MURIEL MASSÉ
ÉDITEUR: GÉO GIGUÈRE
2 Comments

2 Comments

  1. Geo Giguere

    1 juin 2020 at 11:11

    pour que le monde du rock le sache. Selon maitre
    @Normand Murray. Ce prodigieux et grand sessions man a été un tournant dans la carrière des Stones!

  2. larry todd

    1 juin 2020 at 9:07

    Bravo Normand, le haut de gamme toujours au rendez-vous,,

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