Mon Top 5 Albums Live
Publié le 15 janvier 2026
Par Ricardo Langlois
Je vous présente mes 5 coups de cœur en version vinyles. Pour moi, ce sont des incontournables. Le plus récent de Pink Floyd est une mine d’or pour les collectionneurs.
Nirvana MTV Unplugged

Nirvana nous offre un de ses plus beaux récital le tout dans une ambiance de funérailles (bougies et lumière tamisée). Probablement un adieu précurseur de Kurt Cobain qui se suicidera quelques mois plus tard.
Tout d’abord, il faut situer le contexte. Nirvana est le groupe précurseur du style Grunge : cheveux sales, jeans troués, guitares désaccordées et drogue à profusion. C’est bien ce style qui a fait de Nirvana un des plus grand groupe de sa génération en commençant par le célèbre Nevermind. La question qui se pose avec ce MTV Unplugged, est de savoir comment va se comporter le groupe et plus particulièrement Kurt Cobain qui habituellement hurle en concert jusqu’à se déchirer les cordes vocales et casse ses instruments pour terminer au plus tôt ?
Musicalement, le groupe prend tout le monde à contre-pied que ce soit le public mais aussi MTV car un seul tube est choisi pour ce concert, Come as you are. Le choix des chansons est réalisé selon la volonté de Kurt Cobain de ne pas vouloir crier ce qui justifie la présence de chansons comme Dumb, Polly ou All Apologies. Exit les SLTS, les Rape me ou les In Bloom. Les reprises concernent des artistes appréciés par Kurt Cobain comme , David Bowie ou les Meat Puppets.
Deep Purple, Made in Japan

Made in Japan est l’apogée du hard rock dans sa forme la plus pure et la plus noble.
En 1972, trois groupes se partagent la scène du « hard rock », ce nouveau genre qui commence à peine à être nommé mais qui est déjà idolâtré par les plus jeunes et une partie de la critique. Ce trio est bien entendu composé tout d’abord de Black Sabbath et Led Zeppelin, deux groupes dont la renommée n’est plus à refaire. Mais c’est bel et bien le moins connu des trois qui débarque cette année-là au Japon pour y jouer trois concerts d’anthologie, à Osaka par deux fois et, naturellement, à Tokyo. Deep Purple, le groupe souvent caricaturé de manière absurde en « groupe à un seul tube » (Smoke on the Water, est-il nécessaire de le préciser). Made in Japan se présente comme l’album live à offrir à tous ceux qui oseraient encore dire cela.
Car, et c’est peut-être la chose la plus dingue avec cet album, Smoke on the Water en est sans doute la chanson la plus banale. Cette compilation des trois concerts donnés au Japon démarre sur une version inégalée d’Highway Star, la célèbre chanson de « speed rock » ouvrant l’album Machine Head. La voix de Ian Gillan y est extraordinaire (on ose parfois citer Axl Rose comme référence des variations d’octaves, la vérité se situe sans doute ailleurs). Jon Lord, ce monstre des claviers (paix à son âme) claque un premier solo dantesque et est bientôt suivi par Ritchie Blackmore qui nous offre une démonstration technique et poétique bien supérieure à ce qu’il sera capable de produire dans les années 90.
Iron Maiden, Live after death

Je me souviens. Quand j’écrivais dans le Pop Rock, c’était la frénésie autour de Metallica. Cet album évoque l’expertise (le génie) du producteur Martin Birch (Deep Purple in Japan). L’esprit des années 80. Iron Maiden, ce band grand, audacieux, historique. C’est toujours bon, l’interaction de la guitare de Murray et de Smith apportent l’énergie de la Musique des sphères (avec une tournée mondiale non stop de 12 mois). La double pochette est un sommet pour l’illustrateur Derek Riggs. Il dépeint la renaissance de leur mascotte Eddie qui sort de sa tombe. (1)
Kiss Alive II

Le groupe sonnait plus puissant sur des titres comme I Stole Your Love, Shout It Out Loud et Makin’ Love. Le public était plus hystérique. Et la pochette originale en vinyle s’ouvrait pour révéler toute la splendeur exagérée de Kiss sur scène. Et c’est tout ce package qui allait inspirer une génération de jeunes musiciens.
« Ce n’est pas forcément le meilleur », nous a dit Mick Thompson de Slipknot, « mais les illustrations d’Alive II avec la sueur de Gene qui coule, le sang qui coule de son visage et le maquillage qui coule ont eu une influence profonde sur moi. Il suffit de regarder mon propre groupe pour voir à quel point. »
« Je ne pouvais que rêver d’être à l’un de ces concerts, car j’ai grandi à São Paulo, au Brésil », déclareAndreas Kisser de Sepultura. « C’était vraiment, vraiment rare d’avoir des concerts ! Mon voisin avait Alive II et l’a mis sur une cassette. C’était très puissant d’écouter la performance de Kiss. J’adore aussi la quatrième face : la partie studio. Ce sont de très bonnes chansons, qu’ils ignorent malheureusement. C’est vraiment rare de les voir les jouer. »
Pink Floyd at Pompeii (2025 mix)

La musique de Pink Floyd, spatiale, lente et hypnotique, semble suspendue dans le temps. Les notes qui s’égrènent vers l’infini, les échos et autres effets de réverbération créent une sensation d’immensité et de vide habité, une ambiance mystique et méditative, à l’image du silence éternel des ruines de Pompéi, lieu empreint de sacralité. Les morceaux retenus, qui abordent des thèmes tels que la mémoire, le cosmos ou encore l’effondrement, trouvent de facto un écho naturel en ces lieux symbolisant la fragilité humaine et l’impermanence.
Si le projet de ce ‘Live at Pompeii’ élève la musique au rang d’art cinématographique, il permet surtout au groupe britannique de se débarrasser de ses oripeaux psychédéliques et de gagner ses lettres de noblesse en se positionnant comme un groupe d’avant-garde, démontrant par la même occasion une maturité nouvelle, avec cette capacité à improviser et expérimenter, transfigurant ses propres compositions. C’est d’ailleurs une période charnière pour le groupe, qui est déjà en train de travailler à l’enregistrement de ‘Dark Side of the Moon’, ce concert faisant dès lors figure de passerelle directe vers leur âge d’or (le titre « One of These Days » retenu ici préfigure d’ailleurs très clairement l’esprit et la direction musicale de cet album en gestation.) (2).
Notes
(1) – Critique de l’album dans le top 10 d’Iron Maiden en collaboration avec Junior Picard.
(2) – Extrait sur progcritique.com
Ricardo Langlois a été collaborateur dans les années 80 pour le journal Pop Rock. Son huitième livreL’étoile du matin sortira en mars.
Pour un monde meilleuir
Fabriqué au Québec
Basé à Montréal, capitale mondiale du rock francophone
BANNIÈRE: MURIEL MASSÉ
WEBMESTRE: MARCO GIGUERE
RÉDAC’CHEF: MURIEL MASSÉ
ÉDITEUR: GÉO GIGUÈRE
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