Rétrospective 2025 selon Ricardo
Publié le 31 décembre 2025
Par Ricardo Langlois
Plusieurs départs cette année. Des artistes qui nous ont accompagnés durant toute notre vie. J’ai choisi les moments marquants pour moi.
– Le décès de Serge Fiori marque la fin d’une ère, mais son héritage musical, particulièrement à travers Harmonium, demeure vibrant et profondément influent. Il fut un visionnaire qui, par son mélange unique d’influences folk, rock et classiques, a forgé un son à la fois distinctement québécois et universellement résonnant.
Le parcours d’Harmonium, du folk rock acoustique aux chefs- d’œuvre symphoniques, comme Si on avait besoin d’une cinquième saison et L’Heptade, témoigne d’une évolution artistique rapide et profonde. Leur instrumentation novatrice (notamment le son sans batterie), leurs thèmes conceptuels complexes et le génie vocal et compositionnel singulier de Fiori les établissent sans équivoque comme une force majeure du
rock progressif. Ils se tiennent non pas comme une note de bas de page, mais comme un pair fier et tout aussi accompli des géants internationaux comme Genesis, Yes et King Crimson. Une contribution unique, souvent plus sereine et émotionnellement directe, à l’âge d’or du genre.
Voici le top 5 des chansons de Fiori selon Radio-Canada :
#1 : Pour un instant (Harmonium, 1974) : C’est le tout début d’Harmonium, le moment où Serge Fiori et son groupe montrent leur talent pour la première fois. Une chanson douce, parfaite pour rêver et qui donne l’impression d’être plongé en pleine nature.
#2 : Dixie (Si on avait besoin d’une cinquième saison, 1975) : Malgré seulement cinq chansons et une performance commerciale moyenne, le deuxième disque d’Harmonium figure parmi les 50 meilleurs albums de l’histoire du rock progressif, selon le magazine Rolling Stone. Cette chanson à succès est comme un voyage musical ensoleillé.
#3 : Comme un fou (L’Heptade, 1976) : D’une durée frôlant les 8 minutes, cette chanson est un peu plus complexe, mais tellement forte! Avec des paroles comme Je cherche une raison de ne plus souffrir/Je cherche un chemin pour ne plus mourir, la chanson aborde des thèmes universels comme la perte, la confusion et la quête de sens.
#4 : Viens danser (Deux cents nuits à l’heure, 1978) : Avec son ami Richard Séguin, Serge Fiori lance un album iconique qui gagne trois trophées Félix. Cette chanson, qui se démarque par son atmosphère entraînante et joyeuse, est une invitation à la légèreté et à faire le party!
#5 : Un musicien parmi tant d’autres (Fiori, 2006) : Après une longue absence, Serge Fiori reprend cette chanson (possiblement la plus connue d’Harmonium) avec le chanteur Boom Desjardins. Elle parle de son retour à la musique, de ses réflexions sur la vie. On a mis quelqu’un au monde/On devrait peut-être l’écouter.
P.S. : Pour bien illustrer ces importantes chansons : « Ce film Pour un instant de 2006 n’étant nulle part disponible, j’ai décidé de le mettre en ligne afin que les passionnés d’Harmonium et de Serge Fiori puissent le voir. » Les Docs de Hugues.
Avec Serge Fiori • Marco Calliari • France D’Amour • Boom Desjardins • Paul Dupont-Hébert • Catherine Durand • Marc Déry • Éric Lapointe • Bruno Pelletier • Nanette Workman.
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– Paul Mc Cartney
Paul McCartney sait exactement ce que les gens veulent voir à ses concerts: des succès des Beatles et de Wings. Même s’il a lancé 18 albums solos, le musicien ne retient qu’une demi-douzaine de titres, dont la magnifique Maybe I’m Amazed. Tout le reste n’est qu’une succession de grands classiques des années 1960-1970, dont Blackbird, Get Back, Help!, Hey Jude, Band on the Run, Jet, Live and Let Die et Something.
Le concert se termine exactement de la même façon qu’en 2018 et 2011: avec l’enchaînement Helter Skelter, Golden Slumbers, Carry That Weight et The End. Seul changement notable: l’absence de Back in the USSR, que McCartney n’a pas jouée depuis 2019 et qu’il n’a pas ajoutée à sa nouvelle tournée depuis l’invasion de la Russie en Ukraine en 2022.
Depuis l’an dernier, Macca joue aussi Now and Then, une pièce de John Lennon de 1977 qui a été restaurée grâce à l’intelligence artificielle et lancée comme extrait en 2023. Elle est présentée comme «la dernière chanson des Beatles».
Retour à ses débuts
En plus de replonger dans les années 1960 avec les nombreux succès des Beatles, Paul McCartney se permet un retour encore plus loin dans ce spectacle en interprétant la chanson In Spite of All the Danger, du groupe The Quarrymen. C’est la formation dont avaient fait partie Paul McCartney, John Lennon et George Harrison avant de fonder les Beatles. Cette chanson en particulier a été écrite entre mai et juillet 1958.
Le coût des billets était vraiment trop dispendieux pour moi… Je vous rappelle que je l’ai vu en 2008 à Québec. Souvenirs heureux que je
garderai dans mon cœur longtemps.
– RIP Ozzy Osbourne 1948-2025
Dans un nouvel épisode du podcast The Osbournes, Sharon, Kelly et Jack Osbourne partagent leur ressenti face à l’élan mondial suscité par la mort d’Ozzy Osbourne, disparu d’une crise cardiaque à 76 ans. « Je n’avais pas vu un tel déferlement depuis la mort de la princesse Diana. » confie Kelly, encore bouleversée. « Je ne m’attendais pas à ça. Ce n’était pas seulement la communauté metal, c’était le monde entier. » Sharon, son épouse et manageuse, souligne à quel point ces messages ont compté : « Des milliers de personnes, qu’on ne connaît même pas, nous ont écrit. On a tout lu, tout reçu. Cela nous a profondément aidés à traverser cette épreuve.» Jack, leur fils, évoque quant à lui la surprise de constater l’impact mondial de cette disparition : « Je n’aurais jamais imaginé que ça toucherait autant de monde en dehors de notre cercle. »
Un dernier adieu digne d’une légende. Ozzy Osbourne est décédé le 22 juillet, deux semaines après sa dernière prestation sur scène à Birmingham lors du concert Back To The Beginning, où il avait retrouvé les membres historiques de Black Sabbath. Selon son certificat de décès, le chanteur souffrait d’une maladie coronarienne aggravée par la maladie de Parkinson.

– RIP Ace Frehley 1952-2025
Ace Frehley, le Spaceman déjanté de Kiss, guitariste mythique du groupe pendant leur âge d’or des années 70, puis à nouveau lors de leur réunion dans les années 90, est mort jeudi à Morristown, dans le New Jersey. Il avait 74 ans.
Ace Frehley, le guitariste déchaîné de Kiss avait accompagné le groupe depuis sa création en 1973 jusqu’en 1982, avant de revenir lors de la grande réunion des années 1990. Sa représentante, Lori Lousararian, a indiqué que sa mort faisait suite à « une récente chute à son domicile », sans qu’une cause précise n’ait été communiquée.
« Nous sommes complètement dévastés, le cœur brisé », a déclaré sa famille dans un communiqué. « Dans ses derniers instants, nous avons eu la chance de pouvoir l’entourer de mots, de pensées, de prières et d’intentions empreints d’amour, de paix et de tendresse. Nous chérissons
tous ses plus beaux souvenirs, son rire et nous célébrons la force et la bonté qu’il a su offrir aux autres. L’ampleur de sa disparition est hors
norme, presque inconcevable. Au regard de tout ce qu’il a accompli dans sa vie, la mémoire d’Ace continuera de vivre à jamais. »
Gene Simmons et Paul Stanley étaient les principaux compositeurs de Kiss, mais le jeu de guitare de Frehley et son attitude de rock star, faisaient partie intégrante de la recette du groupe. En tant qu’auteur, il a signé des morceaux devenus cultes comme Cold Gin, Parasite, Shock Me ou encore Talk to Me.
Simmons, Stanley, Frehley et le batteur Peter Criss avaient été intronisés au Rock & Roll Hall of Fame en 2014.
Photo: Larry Busacca
– Des souvenirs inoubliables avec Famille Rock
Un immense merci à la belle Famille Rock et Géo Giguère. De merveilleuses rencontres avec Rudy Caya pour le lancement de mon recueil de poésie Musique du cœur. Il y a eu aussi cette rencontre avec Pierre Huet qui a parlé du nouveau livre de Beau Dommage et de son travail de compositeurs.

Lors de la dernière rencontre Géo m’a offert une toile de Frank Zappa avant un spécial consacré à AlcoholicA.

À souligner, autres spectacles que j’ai vu: Australian Pink Floyd, spectacle grandiose et ELP et Carl Palmer, petite déception.
Pour un monde meilleur
Fabriqué au Québec
Basé à Montréal, capitale mondiale du rock francophone
INFOGRAPHE: MURIEL MASSÉ
WEBMESTRE: MARCO GIGUERE
RÉDAC’CHEF: MURIEL MASSÉ
ÉDITEUR: GÉO GIGUÈRE
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