Chroniques

Rick Derringer Hoochie Koo

Guitariste émérite selon Murray numéro 89
Rick Derringer
Publié le 2 janvier 2023 

Par Normand Murray

Rick Derringer

Intemporelle légende de la guitare

Rick Derringer, né Richard Dean Zehringer le 5 août 1947, en Ohio, à Fort Recovery. Multidisciplinaire dans cet univers musical. Producteur, auteur, compositeur, interprète, chanteur et évidement guitariste américain de blues et de rock avec quelques variantes au cours de cette longue et présente carrière.

Ses parents avaient une collection assez bien garnie de disques, mais néanmoins, ce fut son oncle Jim Thorburg, guitariste et chanteur populaire de l’État de l’Ohio qui avait été son influence du départ. Après l’avoir vu dans sa cuisine jouer de la guitare, son idée à 8 ans était faite : la guitare serait son gagne-pain dans la vie. À 9 ans, on lui donne en cadeau une guitare électrique. Ce qui allait inciter également son frère à former un duo maison.

Déménagement à Union City, Indiana, et formation à un jeune âge des McCoys. Bref changement de nom en Rick Z Combo, puis Rick and the Raiders, pour finalement revenir à la formule des McCoys.

1965

Les 60’s, mid 60’s. 1965, à 18 ans, Les McCoys sont engagés à titre de première partie du groupe newyorkais des Strangeloves. Le groupe étant également producteur de disques, se cherchait un band pour enregistrer une chanson, My Girl Sloopy. Les Mc Coys étaient tout désignés pour le faire. Bon départ de la carrière de Rick Derringer comme chanteur. Les partitions de guitares et l’instrumental, déjà enregistrées par Les Strangeloves avec le nom des McCoys sur ce disque.

Faut noter que Rick avait demandé à la production de changer le titre pour Hang On Sloopy. Brillante idée car cette chanson détrôna les Beatles comme numéro un au palmarès américain, reléguant ainsi au numéro deux Yesterday. S’accaparer le numéro un de ce palmarès et  faire bonne figure dans le monde Pop Rock. Encore aujourd’hui cette chanson est encore présente dans bien des mémoires d’audiophiles. Ce Hang on Sloopy autant que, oui, Yesterday des Fab Four.

Les 70’s, le grand jeu blues rock débute. Rick et son frère Randy s’unissent à nul autre que Johnny Winter avec Johnny Winter And. Le And faisant référence à Mc Coys. 1970 sortie d’un album, sans aucun blues, uniquement rock de Johnny Winter. L’album suivant un live Live Johnny Winter And fut un vif succès américain à l’unanimité des critiques et admirateurs de blues rock avec cet accent texan de Houston unique.

1970

Le frère de Johnny Winter, Edgar, forme le White Trash qui deviendra le The Edgar Winter Group. 1972, succès montre avec Frankenstein de même que Free Ride sur l’album They Only Came at Night. Sur ce long jeu, également présent, le guitariste Ronnie Montrose, le bassiste Dan Hartman et assurément, aux claviers, saxophone et percussions Edgar Winter.

La partie de Rick étant essentiel à sa réussite en tant que producteur, guitariste et même baseman. 1973, Rick et Randy Jo Hobbs jouent sur l’album, le retour de Johnny Winter, Still alive ans Well, titre imaginé après une cure de désintoxication de Johnny Winter. Invité également, Todd Rundgren au mellotron et le pianiste Mark Klingman.

1973, sortie de premier album solo de Rick Derringer, All-American Boy avec le succès Rock and Roll Hoochie Koo. Les deux formations des frères Winter ayant eu l’exclusivité de l’enregistrer sur leurs albums respectifs en 1970, Johnny et 1972, Edgar.

Réunion de frères Winter avec Saints and Sinners (1974). Rick ayant même joué du synthétiseur en plus une section de cuivres ajoutée avec Randy Becker. Même année, sortie de John Dawson Winter III, le trio Edgar, Rick et Johnny seront les instigateurs du tout. Un spectacle enregistré fera partie du Together avec Edgar et Rick, mai 1976.

1976, formation de Derringer avec Kenny Aaronson, bassiste, Danny Johnson, guitariste et avec nul autre que Vinny Appice, batteur. Il feront trois albums ensemble, les simplement intitulés Derringer en 1976, Sweet Evil en 1977 et le Live At Cleveland, en 1976.

Les années 1977 et 78 auront deux parutions live. Sur le dernier album de Derringer, Rick sera le seul de sa formation précédente. Les Johnson et Appice quitteront le groupe, remplacé par Myron Grompbacher à la batterie.

Un survol parallèle à sa carrière

Invité à jouer de la guitare sur trois succès de Steely Dan, Show Biz Kids, la slide sur Countdown to Ectacy. Le solo sur de Chain Lightning l’album Katy Lied (1975) et la guitare rythmique sur My Rival sur le microsillon Gaucho.

Les 80’s, une incursion dans le monde de la lutte avec une chanson publiée pour la célèbre Wolrd Wresling Federation sur le Wresling album Real American de même qu’Hulk Hogan avec musique d’entrée sur le Tag Team U.S Express. Avec une suite d’autres pour différentes équipes de lutte. Un duo mémorable avec l’annonceur officiel de la lutte professionnelle, Gene Okerlund avec son Rock and Roll Hoochie Koo.

1980, le coté producteur fait vraiment surface avec comme découverte Weird Al Yankovic et Mason Ruffner. Il joue de la guitare et mandoline avec Yankovic. Étant dans la parodie Est it en sera une d’Eddie Van Halen, Mchael Jackson avec Beat It. Même Kiss aura fait appel à ses services pour Exciter de l’album Lick It Up.

Donald Fagen fera appel à ses services plus tard en 1982 pour son album solo The Nightfly. Il coopéra également ave Todd Rundgren pendant ce laps de temps sur 4 des ses albums. Il fréquentait également la Mecque underground de New York, le studio d’Andy Warhol, The Factory, à cette époque.

1986, coécriture avec Cyndi Lauper et les chants des chœurs sur Calm Inside The Storm du True Colors de Cyndi Lauper. Coopération à longue échéance l’accompagnant sur ses tournées de 1986 à 1992 comme guitariste. Il déclarera, en la comparant à Barbara Streisand, en ces termes « She’s Better Live Than Barbra »(meilleure que Barbara sur scène). Pour avoir travaillé avec Barbra Streisand.


Les 90’s – 1993 plus exactement, l’album Back to Blues, Rick, Derringer revient aux sources du blues après un arrêt de sa carrière solo. DBA, mettant en vedette Rick Derringer, Tim Bogert et Carmine Appice en 2001.

2001 DBA, mettant en vedette Rick Derringer, Tim Bogert et Carmine Appice. 2001 sera également la création des Derringers avec son épouse (Jenda Hall) et ses enfants avec des albums de musique chrétienne Aiming 4 Heaven (2001). Également la même année, Derringer X2 Winter Wonderland (2004) et le We Live (2008).

Un billant hommage lui est consacré en 2002 avec le livre de Dan Muise titré Gallagher,Marriot Dirringer and Tower- Their lives and music. Encore 2002, il sort avec son épouse Jenda le Free Ride Smmooth Jazz, écriture de Hot ans Cool inclus dans une reprise radiophonique de Smooth Jazz Jaay Koo.

Intermède Cinéma et jeu, Rock and Roll Hoochie Koo est présenté dans le film Génération Rebelle de 1993 ainsi que le jeu Xbox 360 de Guitar Hero II en 2007.

2007

 

2010, il devient guitariste attitré de Ringo Starr pour le groupe All Star Band de Ringo également présent Edgar Winter et nul autre que Gary Wright, Mr Dream Weaver lui-même.

7 août 2010, Los Angeles. Photo : David Livingston

2013

Discographie personnelle

Solo : 15 albums : All American Boy (1973) à The Three Kings of the Blues (2010). Plus de 4 live avec King Biscuit Flower Hour (1998), Live in Japan avec Edgar Winter (1998), Rick Derringer and Friends Live avec Edgar, Ian hunter, Dr John, Lorna Luft et Hall and Oats. Encore en 1998, pour terminer le Live at Cheney Hall (2006).

2006

5 compilations orneront sa carrière trépidante dont les deux dernières seront une vraie compilation : Joy Ride (couvrant 1973 à 1980) et Complete Blues Sky Album 1976-1978, tous les deux parues en 2017. Comme on l’a vu auparavant 5 albums sous l’appellation The Derringers, musique religieuse avec sa famille pour 4 long jeux. Deux en 2001 et un en 2004, de même qu’en 2007, We Live.

Diversifions avec ce retour en arrière des McCoys. De 1965 à 1968, deux succès émaneront de ce passage, Hang On Sloopy (1965) et You Make me Feel So Good (1966) et l’album Infinite McCoys (1968).

De la collaboration avec Johnny Winter, de 1970 à 1974, Saints and Sinners, avec Edgar (1974) et John Dawson Winter III également avec Edgar Winter. White Trash d’Edgar Winter pour deux long jeux et par la suite 4 autres avec Edgar Winter Group, de 1972 à 1990. Le Live in Japan. Edgar Winter en titre solo avec Johnny Winter Jasmine Nightdreams (1975). Les frères Winter réunis Together (1976), Derringer seulement en studio.

1990

Ses trois albums studio : Derringer (1976), Sweet Evil (1977) et If I Weren’t Romantic I’d Shoot You (1978).

Ses trois albums live : Live In Cleveland (1976), Derringer Live (1977 et ) Live At The Paradise Theater, Boston, Massachusetts, July 7, 1978 (1978.)

1982

Avec The Glass Derringer avec le McCoys et Dick Glass (1976). Deux live avec, comme on a vu auparavant, Ian Hunter Dr John, Lorna Luft et Hall and Oats 2006 et 2010.
Avec DNA, (duo avec Carmine Appice), Party Tested (1983)
Avec DBA (trio avec Tim Bogert et Carmine Appice),  Doin’Business as Dirringer Bogert Appice (2010).

Ajoutons pas moins que 32 productions et collaborations en tous genres avec entre autres, Steely Dan, Richie Heaven, Cindy Lauper, Todd Rundgren, Kiss, Weird Al’ Wankovic, Barbra Streisand, Joe Bonamassa, Jon Anderson, oui en 2019 et une compilation en 2022 sur Brothers In Rock and Roll de Johnny et Edgar Winter même une tournée en préparation une pour 2024. Les dates et lieux à confirmer.

2014

2022

Bien sur attardons nous sur un infime partie de sa collection de ses guitares, Les Gibson SG Lespaul Custom Explorer, de toutes les dates disponibles. Il a même échangé sa Gold Top Standard 1965 pour une Standard Lespaul 1957, celle de John Sebastian des Loving Spoonful. Bien sûr une ES 335 de Gibson comme celles mentionnées datant de 1968 ou 59, il n’est pas sur sûr la date.

1976 – Rick Derringer pose avec ses guitares. Photo : Fin Costello

Également fallait s’y attendre, une Signature Warrior Rick Derringer. BC Rich Mocking Bird et Fender Stratocaster avec pickups en position HSS. Des cordes Ernie Ball Super Slinkies et Dr Strings Tite Fit Big N Heavy Level, du 10-52. Il a été un fan des Marshall 4X12 en amplification avec têtes blanches VVT RDX .

On a fait un survol de haute altitude avec Rick Derringer, une autre très grande légende vivante de ce passé, présent et futur sans fin. Intemporelle légende de la guitare et autres disciplines du métier de grande Star du Rock and blues et ses a cotés.

 

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