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Eva Avila Idol Floyd

Eva Avila, de Canadian Idol à Brit Floyd
Publié le 18 février 2024

Par André Thivierge

La vie d’Eva Avila est loin d’être banale. Originaire de Gatineau, elle chante depuis qu’elle a 2 ans et s’est rapidement fait connaître au pays et à l’international. D’abord en remportant le concours Canadian Idol à 19 ans en 2006, ensuite en participant au collectif Les Vikings en compagnie de nombreuses vedettes du rock au Québec. Depuis 8 ans, elle fait partie du groupe hommage à Pink Floyd, Brit Floyd, offrant une performance époustouflante d’un grand classique de Dark Side of the Moon.

Elle s’est confiée à Famille Rock, en compagnie de son père Carlos, en personne à Gatineau, quelques jours à peine avant les répétitions de Brit Floyd aux États-Unis, en prévision du spectacle Pulse qui sera présenté à Montréal le 2 mars prochain.

Famille Rock (FR) : Eva, tu es Gatinoise et l’heureuse fille d’une mère canadienne française et d’un père originaire du Pérou. Tu parles français, anglais, espagnol et italien et tu eu la très grande chance de grandir dans un milieu multiculturel où la musique a été omniprésente.

Eva Avila (EA) : Oh oui, Probablement à l’âge de 2 ans quand j’étais haute comme 3 pommes. Mon père (Carlos Avila – chanteur et guitariste) avait son studio de répétition à la maison. Je prenais le micro et je chantais dedans. Je faisais semblant de jouer de la guitare, j’allais tapocher sur les percussions. J’ai donc commencé très très tôt. 

FR : Je connais ton père Carlos depuis très longtemps, on a même eu  la chance de jouer de la musique ensemble. Je me souviens de l’avoir vu chanter avec beaucoup de charisme au Marché By à Ottawa. D’avoir vu une très jeune petite fille accompagner son père qui en était très fier.

EA : C’était ma première prestation devant public. C’est ma maman qui avait filmé. Toute la famille était là. Première performance devant le public, c’était la Lambada, en portugais, en plus.

Carlos Avila (CA) : Je me souviens qu’elle avait pris mon microphone. Il y avait du monde, là. Il y avait pas mal de gens. Je me souviendrai toujours de ça.

FR : Et comment as-tu développé si tôt ces aptitudes musicales ?

EA : C’est venu tout seul, en observant et en imitant ce que mon père faisait. On entend déjà sur la vidéo que j’ai la tonalité, je reconnais les mélodies. J’avais déjà une bonne oreille musicale. 

FR : Et ensuite, cinq plus tard, en 1994, tu gagnes un concours local de talents à la station CJOH à Ottawa à l’émission Homegrown Cafe.

EA : Oui, première apparition télévisée. Mon père se disait déjà « ma fille, là, elle va aller loin. »

CA : Je l’habillais, je la maquillais, je préparais des chorégraphies pour elle. 

EA :  Mon père, c’était mon metteur en scène. En fait, il y avait trois rondes, première, demi-finale et finale. Puis, j’avais fini par gagner. La première, c’était… J’ai chanté une chanson de la comédie musicale Le fantôme de l’opéra. Wishing You Were Somehow Here Again, Deuxième ronde, c’était Think of Me, qui est une chanson encore du Fantôme de l’Opéra. Puis troisième, c’était Colours of the Wind, d’une bande sonore de Pocahontas. Et j’ai gagné.

FR : Est-ce après cette expérience que tu as décidé que c’est cela que tu voulais faire dans la vie, chanter?

EA : Tu sais, j’étais jeune, 7 ans, j’ai vraiment un souvenir très clair et très lucide de la foule. Je me souviens d’avoir les papillons dans le ventre. Je me souviens d’être stressée. Et puis à la fin où je me suis laissée comme complètement engloutie, enveloppée, peu importe, par les applaudissements.

À l’âge de 12 ans, j’ai commencé à faire du théâtre musical . J’avais des ateliers, des formations en chant, en jeu et en théâtre. Mais je pense que pour la grande partie de ma jeunesse, j’ai appris en pratiquant avec l’expression « pratique, pratique, pratique », « Practice makes perfect ». Devant mon miroir, en écoutant mes chanteuses et chanteurs préférés, les comédies musicales, l’expérience de scène aussi. C’était très instinctif, mon apprentissage, je pense. 

FR : Tu as participé à beaucoup de concours pendant ton adolescence et finalement, tu as été récipiendaire du concours Jeune Diva Québec devant un jury composé majoritairement de chanteuses connues.

EA : Oui. C’était vraiment spécial. Il y avait une belle brochette d’artistes. Il y avait Gabrielle Destroimaisons. On est devenus des amis. Il y avait Ima et aussi une belle brochette de chanteuses québécoises que j’admirais énormément. Donc, il y avait un petit trac,  c’est sûr. J’ai chanté My Immortal de Evanescence, qui était une chanson très populaire à l’époque. Puis voilà, j’ai gagné, encore une fois.

FR : À 19 ans, un peu sur un coup de tête, comme tu l’as déjà mentionné en entrevue, tu envoies ta candidature pour un concours d’envergure, Canadian Idol.

EA : C’est ça, mais à la première édition, je suis allée auditionner, j’avais 16 ans. Je pense que c’est le trac qui a pris le dessus. La peur sur scène. J’ai eu ça à un moment donné. Et ça n’a pas fonctionné. J’avais l’aisance de scène, j’avais la confiance en moi, j’avais la voix, mais là, la plateforme Canadian Idol avec les caméras, c’était un autre  niveau. Mettons que ça m’a tombé dessus comme une tonne de briques et j’ai un peu figé. Par contre, les juges m’ont dit « Tu as définitivement le talent, reviens dans une couple d’années. » Puis là, ça m’a pris trois ans avant d’y retourner parce que j’étais… un p’tit peu traumatisée ou insécure.

Trois ans plus tard, il y avait beaucoup de membres de ma famille et de mes amis qui me disaient « retournes-y, vas-y, tente ta chance ». Moi : non, non, non, je vais faire mon chemin autrement, je vais aller étudier en théâtre musical à Montréal. L’excuse que je donnais à mes proches, c’était « ça ne m’intéresse pas ». Mais la vérité, c’est probable, c’est que j’avais peur du rejet encore une fois, c’est sûr. En rétrospection, c’est sûr que c’est ça.

FR : Donc là, à 19 ans, tu es allée et tu as été choisie pour faire les auditions. Et pendant ton parcours, tu t’attaques à des gros morceaux dont des classiques des Rolling Stones, de Billy Idol et de Queen. Qui t’as transmis cet intérêt manifeste pour des pièces rock des années 70 et 80?

EA : À partir du Top 10, on a des thématiques. Donc, la thématique, quand c’était Classic Rock, j’ai chanté du Queen.

FR : Connaissais-tu ça du Queen?

EA : Oui, un peu. Je connaissais tous les catalogues. Je connaissais quelques chansons, pas toutes, mais assez pour ce que ça rejoigne un public familial.

Voici Eva qui, après avoir rencontré Dennis De Young (Styx) et Roger Hodgson (Supertramp) interprète une célèbre chanson de Queen pendant le concours Canadian Idol. 

EA : Quand j’ai choisi de faire du Billy Idol, pourtant j’hésitais entre La Isla Bonita de Madonna et White Wedding de Billy Idol. J’aurais pu aller complètement avec un autre choix. J’ai fait ça parce que je voulais surprendre le public puis faire quelque chose auquel les gens ne s’attendraient pas du tout. Je suis allée voir si j’avais une fibre rock en moi. Ça a l’air que oui. C’était une prémonition. 

Cette fois-ci, Eva chante White Wedding de Billy Idol après avoir été encouragée par nul autre que Cyndi Lauper.

FR : Ensuite, avec cette victoire à Canadian Idol, ta carrière a décollé avec un contrat de deux disques avec Sony BMG alors que ta chanson Meant To Fly a été certifiée double platine. Tu es devenue une porte-parole de Ford et de Maybelline. Tu as chanté les hymnes nationaux pour les Sénateurs, à la Coupe Grey et tu as été nominée aux Junos. En rétrospective, que retiens-tu de cette période de grande visibilité en 2006 et 2007 ?

EA : C’est sûr que ça change, parce que ce sont des expériences et des sensations fortes qui sont tellement intenses. Si je compare la vague sur laquelle j’ai surfée après le concours, je comparerais ça à un slingshot (une fronde). Donc, J’ai l’impression que j’ai été catapultée dans l’industrie du spectacle au prochain niveau.

Quand j’ai auditionné pour Canadian Idol, j’habitais encore chez ma maman. Je travaillais dans un comptoir postal à Hull. Et là, trois mois plus tard, j’ai un appartement à Toronto, je suis signée à Sony BMG, j’ai une corporation à mon nom, j’ai des gens qui travaillent pour moi. C’était étourdissant. Des gens qui s’occupent de ton look. Oui, c’est ça. Moi, je suis devenue un produit. Je ne regrette absolument rien. Mais c’est sûr que ça m’a changé. C’est sûr que ça a été un coup dur quand tout d’un coup, toute cette célébrité-là, cette frénésie-là, elle a diminuée. Il y a eu comme un plateau, puis après ça, c’est normal. Je m’en attendais même.

FR : Et c’est à cette époque que tu as cassé la glace et enregistré une pièce en français quand tu as lancé ton EP, Never Get Enough et contribué à l’écriture, comment ça s’est passé?

EA : J’ai fait une version en français de deux chansons. Mais celle que je porte dans mon cœur vraiment beaucoup, c’est À mille saisons d’ici. Elle a connu un très bon succès au Québec, ça a été dans le top 10 des radios francophones et québécoises pendant plusieurs semaines. C’est une chanson que j’ai composée avec une équipe bien sûr, pas toute seule, mais ce sont mes paroles, c’est mon histoire. Puis je l’ai traduite, je l’ai adaptée de l’anglais au français avec un ami avec qui je travaillais dans le temps, Richard Petit. 

C’est aussi une chanson très personnelle qui décrit très, très bien une période de ma vie qui est, comme la chanson l’a dit. Le Bitter Meets Sweet, c’est aigre doux, c’est une période de nostalgie, de mélancolie.

EA : En fait, avec cet album-là, c’est moi qui avais tout le contrôle créatif parce que je n’étais plus avec Sony, j’avais décidé de tourner la page. J’étais avec Entertainment One Canada pour la distribution. Mais c’est moi qui ai les droits de cet album, de chacune de ces pièces-là. It’s my work. C’est mon œuvre.

FR : Entre-temps, tu fais un retour aux sources en participant au collectif Les Vikings piloté par Richard Petit. De 2011 à 2017, tu partages la scène avec des grandes vedettes du rock québécois telles Marjo, Paul Piché, Garou, Nanette Workman, Michel Pagliaro et autres.  Comment es-tu arrivée à participer à ce collectif ?

EA : Oui, quand j’ai quitté Toronto en 2010 pour m’installer à Montréal, j’avais envie de composer en français et aussi faire un album en français. J’avais envie de changer d’air. J’ai acheté un condo à Montréal. Puis, de fil en aiguille, j’ai renoué avec des anciennes connaissances. C’est tout ça. Le monde musical au Québec est quand même assez petit.

Il y avait un producteur, Vincent Gourd, qui préparait un documentaire sur ma carrière. Il m’a recommandé de contacter Richard Petit qui démarrait un collectif pour faire un spectacle de reprises. J’ai été engagée sur plein de tournées au Québec, les festivals surtout. Beaucoup, beaucoup de reprises donc toutes sortes de pièces de rock classique, mais entre autres, un de ses spectacles à Richard, c’était The Wall de Pink Floyd. C’est comme ça que j’ai découvert l’univers de Pink Floyd. 

FR : Là, tu touches au répertoire des grands groupes de rock classique comme Led Zeppelin, The Who, Iron Maiden, et Pink Floyd. Comme tu n’es pas de la génération qui a trippé sur ces groupes, comment en es-tu arrivée à apprécier ces vieux hits et transmettre cette énergie à une nouvelle génération ?

EA : Je connaissais toutes les grandes pièces, comme tout le monde, mais l’univers de Pink Floyd, c’est vraiment grâce aux Vikings que je suis tombée dedans. J’ai fait Run to the Hills, j’ai fait du Aerosmith, j’ai fait Bohemian Rhapsody. Écoute, il y a une âme dans cette musique-là, c’est pas une musique de vieux.

FR : Et c’est avec Les Vikings que tu as chanté The Great Gig In The Sky pour la première fois. 

EA : Mon Dieu, la première fois que j’ai chanté The Great Gig, c’était en 2013. Richard m’a demandé si je voulais la faire. Ça m’a pris deux semaines enfermée dans l’appartement que je louais à l’époque. Je savais que j’étais capable. Ç’est une des chansons les plus extraordinaires. Il fallait recréer une improvisation mais par cœur.  Au début c’est du par cœur, puis après ça, c’est l’interprétation. C’est beaucoup de technique vocale aussi. 

FR : En 2017, tu as reçu un courriel imprévu de Brit Floyd demandant si tu étais intéressée à faire leur tournée automnale. Peux-tu nous raconter comment ils se sont intéressés à toi et qu’elle fut ta réaction ?

EA : Je reçois un courriel de Damien, le directeur musical. Bonjour, j’ai trouvé une vidéo sur YouTube de ton  interprétation de The Great Gig in the Sky à Boston avec Les Vikings

La choriste qui était originalement supposée de remplacer l’autre choriste, s’en allait en congé de maternité, il y a eu un problème avec son visa, je crois. Fait que ça prenait quelqu’un là, là, tout de suite. Laisse-moi y penser. 24 heures plus tard, je suis là, OK, go, je le fais. J’avais pas de contrainte de temps.

J’ai été capable aussi de revenir à la Place des Arts, compléter un show avec Les Vikings, puis retourner rejoindre Brit Floyd. C’était pour un mois,  une période d’essai. Parce que comme n’importe quel artiste qu’on accueille dans un groupe, ça peut être bien bon sur YouTube, mais sur scène, ça peut être une toute autre expérience.

FR : Donc, si on exclut les mois de pandémie, ça fait au moins cinq ans que tu fais partie de ce groupe britannique hommage à Pink Floyd. Et tu devais seulement être là pour quelques mois. C’est clair que ton travail a suffisamment impressionné les membres du groupe pour que tu deviennes une membre permanente.

EA : Ils ont beaucoup aimé ma voix, ma présence, ma prestation, etc. Puis en janvier, le gérant, me dit « On aimerait cela t’offrir une position, un rôle un peu plus permanent pour cette année au complet.»  Et à cette époque- là, j’avais un petit rôle, mais un rôle récurrent dans une série, puisque je suis aussi comédienne. C’était une série américaine qui s’appelait The Bold Type, qui connaissait un bon succès, filmée à Montréal. Puis on m’avait demandé de renouveler pour la deuxième saison.

J’avais un choix à faire et j’ai choisi Brit Floyd. C’est un peu normal. 

FR : Pour être très franc, je n’avais pas trop d’attentes quand je suis allé voir le spectacle de Brit Floyd en octobre dernier à Ottawa. Je me suis dit, comme le groupe original n’existe plus et que je n’ai jamais été capable d’assister à leur spectacle, je n’ai rien à perdre. On verra si c’est bon ou pas. Je n’avais même pas prévu écrire un article là-dessus.

Soudain, je te vois en entrevue à Radio-Canada et là, connaissant ton talent et la qualité de ta voix, j’ai été intrigué. Et boum, pas très longtemps après le début du spectacle, tu nous jettes à terre avec ton interprétation de The Great Gig in The Sky.

Voici un extrait de cette chanson que j’ai filmé à Ottawa.

Ton interprétation de cette chanson est probablement la meilleure que l’on peut entendre de ce classique de Dark Side of The Moon qui a été immortalisé par Clare Tory. Cela requiert de la justesse mais aussi de la passion. Comment arrives-tu à recréer ce moment de façon répétitive sans blesser tes cordes vocales et avec la même passion?

EA: Quand on va au Cirque du Soleil et on voit les acrobates faire des acrobaties à tous les soirs, c’est parce qu’ils se sont entraînés. Il y a beaucoup de mémoire musculaire là-dedans. Je suis rendue à une étape de ma vie où je dois faire attention. Moi, dans ma vingtaine, à l’époque des Vikings, je ne prenais pas soin de ma santé. Je ne dormais pas beaucoup. Je ne prenais pas soin de mes cordes vocales. Je faisais le party, etc.

Aujourd’hui, j’ai 36 ans, j’ai appris à vraiment être à l’écoute de c’est quoi être en santé. C’est pas juste les chanteurs qui préservent leur voix comme un outil de travail. Ce sont aussi les acteurs, les présentateurs, les animateurs, les professeurs, les avocats. L’hygiène vocale, c’est super important. Et depuis deux ans, je travaille avec une coach vocale assidûment, rigoureusement.

FR : Dans ton cheminement de vie, il y a clairement beaucoup plus de positif que de négatif. Après avoir débuté l’aventure Brit Floyd, il y a un des deux guitaristes avec qui tu as développé une grande chimie. Et celle-ci s’est transformée en passion amoureuse qui a finalement abouti à un mariage avec Edouardo Scordo.

EA : Oui. Mon grand Italien moustachu, (je l’appelle ainsi). Il a une très belle voix, il chante comme David Gilmour. Ça fait trois ans qu’on est mariés et nous vivons à Pise en Italie. C’est sûr que le concept de gérer les familles à distance, c’est spécial, mais on y arrive.

Image principale de l'article Eva Avila: sa rencontre avec son mari italien

FR : Parallèlement à ces beaux moments musicaux et personnels, tu es devenue une actrice. On peut te voir en ce moment jouer un des rôles principaux du film Le Coyote. Comment cette opportunité s’est présentée?

EA: C’est un projet qui s’est concrétisé pendant la pandémie. J’ai fait l’audition à distance, j’étais en Italie, j’ai enregistré un self-tape. Un mois plus tard, on me convoque en audition en personne à Montréal. Je prends l’avion, je fais mes 14 jours de quarantaine et je me présente à l’audition.  Ça a pris plusieurs mois parce qu’ils devaient aussi trouver le petit comédien pour faire le petit garçon, Zachary. Donc j’ai attendu longtemps avant d’avoir une réponse. Finalement, on m’a offert le rôle. J’ai fait le tournage fin 2021. Ça a gagné plusieurs prix.  

Puis là, il y a un autre projet qui s’en vient, Le dernier Jaguar. C’est un film familial avec des animaux sauvages.

FR : Tu auras très bientôt 37 ans, tu as une carrière impressionnante en musique, au petit et au grand écran. Tu as touché plusieurs styles musicaux allant du pop au rock. Je suis sûr que tu as carte blanche pour rester à long terme membre de Brit Floyd. Quels sont tes projets d’avenir ?

EA : Pour l’instant, mon projet c’est d’essayer de faire l’équilibre, de jongler entre une carrière de musique et de  comédienne. Mon premier amour va toujours être la musique et le chant et la scène. Il y a beaucoup de chanteurs qui ont joué. Puis il y a aussi des acteurs qui ont chanté. On peut faire les deux. Mais malheureusement, je ne peux pas me cloner. Non. Et là-dedans, je veux trouver du temps aussi pour me reposer, pour venir voir ma famille, mes amis, passer du temps en Italie avec ma belle-famille. Tout ça, j’aimerais beaucoup pouvoir avoir un clone de moi-même pour pouvoir réussir à tout vivre.

Chanson entre père et fille

Pour l’instant, je me sens comblée. De faire de la scène, des tournées, c’est tellement merveilleux parce qu’on est une famille. On s’entend bien, on est vraiment unis. Je voyage énormément. Je découvre lAmérique au complet, je découvre lEurope. En 2020, avant la pandémie, on était à Tokyo.

On sera à Montréal le 2 mars prochain, à la Place des arts. Il reste quelques billets. J’ai hâte de retrouver le public québécois, mes amis, ma famille.

 

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Photo de bannière: Patrick Kealy
BANNIÈRE: MURIEL MASSÉ
WEBMESTRE: MARCO GIGUÈRE
RÉDAC’CHEF: MURIEL MASSÉ
ÉDITEUR: GÉO GIGUÈRE

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