Spectacles

Genesis symphonique Gatineau

Concert de Genesis symphonique
Une nouvelle dimension pour le rock progressif
Place de la Cité, Gatineau, le 13 juin 2024
Publié le 20 juin 2024

Par André Thivierge

L’Orchestre symphonique de Gatineau (OSG) a fait vibrer les nostalgiques de la grande musique rock progressive lors d’un concert à grand déploiement en hommage au groupe légendaire Genesis. Près de 50 musiciens on fait revivre les plus belles chansons de Genesis en version symphonique.

Pour l’occasion, l’OSG a invité un pianiste et compositeur de musique de film de réputation internationale et grand spécialiste de la musique de Genesis, Adam Kromelow, originaire de Chicago, dont la musique a été entendue par des milliers de personnes à travers la planète. C’est d’ailleurs lui qui a orchestré le concert du 13 juin sur mesure pour l’Orchestre symphonique de Gatineau.

Adam Kromelow

Le concert Genesis symphonique, est inspiré du Genesis Piano Project, un projet monumental visant à mettre en valeur la musique extraordinaire du groupe légendaire. Ce spectacle a été présenté lors de plusieurs tournée internationales en Amérique du Nord et en Europe, et les vidéos de ces spectacles ont été vues par plus de deux millions de personnes. L’album de ce spectacle, paru à l’automne 2021, a été encensé par les critiques du monde entier.

Comment un spectacle de cette envergure s’est retrouvé à Gatineau ? Le leader du Genesis Piano Project, Adam Kromelow a répondu à mes questions :

Jean Turpin, le président de l’orchestre, m’a contacté en premier, je pense qu’il a vu des vidéos du Genesis Piano Project sur YouTube et il m’a envoyé un message sur Facebook pour me demander si j’étais intéressé pour jouer avec l’orchestre symphonique et bien sûr, j’étais incroyablement excité.

J’ai toujours voulu le faire, mais c’est très difficile d’en avoir l’occasion, alors c’était un moment très chanceux pour moi. Jean et moi avons eu une réunion zoom et il m’a dit que l’orchestre adorerait faire un concert de Genesis.

Il m’a demandé si je connaissais des orchestrateurs. Je ne pense pas qu’il savait que j’écrivais beaucoup de musique de film et que je faisais moi-même beaucoup d’orchestrations.

Je lui ai donc dit que mon partenaire compositeur et moi-même aimerions faire les orchestrations nous-mêmes.  Ce serait d’ailleurs l’option la plus facile, car je connais déjà très bien mes arrangements pour piano solo et je sais comment orchestrer les parties orchestrales d’une manière qui mette déjà en valeur les arrangements pour piano.

Mon partenaire Dan Rufolo et moi avons passé plusieurs mois à faire toutes les orchestrations et à décider des chansons. Il n’était pas un fan de Genesis mais tu sais, je l’ai en quelque sorte transformé en fan de Genesis au cours de l’année.  Nous avons étudié beaucoup de musique et décidé de la liste des morceaux et une fois les orchestrations terminées, j’ai envoyé les parties de batterie à Jake Goldbas, notre batteur, et nous avons fait quatre répétitions à New York pour travailler toutes ses parties de batterie, juste avec lui et moi au piano, puis nous avons fait quatre répétitions avec l’orchestre la semaine précédant le concert.

Adam Kromelow, Yves Léveillé (chef d’orchestre), Jake Goldbas et Dan Rufolo devant la scène

Je pense que certains d’entre eux étaient déjà fans de Genesis, d’autres ne les avaient jamais entendus auparavant, mais tout le monde a passé un excellent moment et nous serions ravis de recommencer.

Un concert en plein air sous la tente

C’est sous une impressionnante grande tente installée au beau milieu de la Place de la cité de Gatineau que nous attendaient l’OSG et Adam Kromelow pour nous offrir une expérience musicale émouvante, excitante et unique.

À 19h30 pile, le maître de cérémonie présentait les musiciens qui ont dès le départ impressionné la foule très dense avec la pièce mythique de l’album Foxtrot (1972), Watcher of The Skies.

On remarque immédiatement que la musique de la formation classique (sans vouloir faire de jeux de mots) de Genesis de 1971 à 1977 se prête à merveille à ce format musical.  On y recèle immédiatement la richesse des arrangements musicaux adaptée à merveille par l’orchestre et le Genesis Piano Project.

Après les applaudissements nourris des fans de Genesis sous la tente, l’ensemble musical a enchainé avec la pièce Mad Mad Moon de l’album Trick of The Tail (1976) qui a été un beau préambule à l’introduction de piano de style classique que tout le monde aura reconnu.

On reconnait avec cette intro inoubliable la formation classique du pianiste de Genesis, Tony Banks, repris brillamment par Adam nous menant au coeur de cette formidable pièce de l’album Selling England by The Pound (1973), Firth of Fifth.

Après la nostalgique For Absent Friends (Nursery Crime – 1971), l’ensemble ramène les frissons dans la salle en interprétant la célèbre The Cinema Show (Selling England By The Pound), qui nous rappelle comment l’orchestre a exécuté un tour de force en apprenant ce difficile répertoire en seulement quelques jours de répétitions.

Nous ne pouvons qu’être impressionné par l’interprétation fougueuse de l’orchestre et du batteur de cette mélodie syncopée et complexe.

Après une interlude instrumentale calme et inspirante offerte par Silent Sorrow in Empty Boat (The Lamb Lies Down on Broadway – 1974), une voix cristalline s’installe pour nous offrir une pièce apocalyptique écrite par Banks. On se transporte en 1977 avec cette interprétion impeccable d’Afterglow (Wind and Wuthering) qui reflète bien le sentiment de fin du monde transmis par cette pièce qui a été suivie par un classique du groupe.

Dancing in the Moonlit Knight (Selling England By The Pound) a été solonellement interprétée par le groupe qui a brillament conclus avec la section finale de The Musical Box (Nursery Crime). 

Le leader du Genesis Piano Project se permet une autre performance vocale alors qu’il interprète la seule chanson solo de Phil Collins de l’ère Peter Gabriel, More Fool Me (Selling England By The Pound), écrite par Michael Rutherford en 1973.

Après cette acalmie, le spectacle reprend vie avec le seul medley datant de la période du trio Genesis de l’album Duke (1980) avec Behind The Lines / Duke’s Travel / Duke’s End. Et surprise, le groupe retournera en arrière avec l’époustouflante Apocalyse in 9/8 tirée du chef d’oeuvre de Genesis, Supper’s Ready (Foxtrot).

Le tout se terminera en apothéose avec As Sure As Eggs Is Eggs, la section finale de Supper’s Ready qui emporte les spectateurs au 7e ciel.

La foule est encore une fois conquise et en redemande. Et on offrira à nouveau Watcher Of The Skies.

 

Pour un soir seulement, Gatineau aura été à l’épicentre de la planète Genesis.  Plusieurs fans du groupe à travers le monde auront certainement envié les personnes présentes d’entendre leur groupe mythique interprété dans une nouvelle dimension.

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