Dernière Heure #320
En direct de la salle de nouvelles de Famille Rock!
Publié le 28 juin 2026
Par André Thivierge, chef des nouvelles de Famille Rock
Un nouveau livre sur Harmonium et Serge Fiori.
Un an après le décès de Serge Fiori, le musicologue Danick Trottier se penche sur la musique, la vision artistique et la vie de l’artiste et du projet musical et artistique qu’était le groupe Harmonium.
Également professeur titulaire de musicologie à l’Université du Québec à Montréal (UQAM), l’auteur aborde le sujet à travers Comme un sage dans les nuages, un essai de 130 pages qu’il vient de faire paraître aux Presses de l’Université de Montréal.
Outre l’autobiographie de Serge Fiori, S’enlever du chemin et le livre Harmonium: Une histoire à raconter de l’ex-gérant du groupe Yves Ladouceur, il existait en effet peu d’écrits sur l’histoire de ce groupe phare de la musique québécoise.
«C’est pour cette raison que les Presses de l’Université de Montréal m’ont contacté pour écrire ce livre après avoir lu un texte que j’avais écrit dans La Presse suite au décès de Serge Fiori», indique d’entrée de jeu l’auteur en entrevue avec Le Soleil.
«Pour un musicologue comme moi, il y a beaucoup de matériel à développer. Ce n’est ni l’histoire d’Harmonium ni une biographie de Serge Fiori. J’ai plutôt envisagé ce projet comme historien de la musique en donnant des clés pour déchiffrer la musique.» — Danick Trottier, musicologue
L’auteur sépare l’histoire musicale d’Harmonium en trois étapes: le premier album plutôt folk rock avec des accents progressifs, le second, Si on avait besoin d’une cinquième saison, plus instrumental et diversifié avec l’arrivée de Serge Locat et Pierre Daigneault, et la troisième, celle de l’Heptade, avec un son très progressif et, paradoxalement, un retour à la forme chanson avec couplet et refrain.
«Harmonium est en quelque sorte devenu le Genesis québécois. On le voit avec les albums concepts, les spectacles à grand déploiement», souligne-t-il.
L’auteur a aussi abordé l’après-Harmonium avec les albums Deux Cents Nuits à l’heure de Fiori-Séguin en 1978 et Live au El Casino du pianiste Neil Chotem en 1979, deux projets auxquels ont participé Fiori et plusieurs des membres d’Harmonium, époque l’Heptade.
Serge Fiori s’est ensuite un peu retiré de la musique et de la vie publique, ce qui a un peu ajouté à la mystique du groupe, mais aussi, en même temps, a un peu nui à sa notoriété dans les années 1980 et 1990, note l’auteur.
«Je me souviens d’une entrevue que Serge Fiori avait donnée à Marie-France Bazzo et où il s’inquiétait qu’Harmonium puisse être oublié, dans les années», poursuit l’auteur, qui attribue aux listes d’albums légendaires le regain d’intérêt pour le groupe dans les années 2000.
«Quand on sait qu’il y avait seulement quatre albums francophones dans la liste des 500 meilleurs albums de tous les temps du magazine Rolling Stone et que les trois albums d’Harmonium y figuraient avec Jaune de Jean-Pierre Ferland, ça signifie quelque chose et ça a réouvert les yeux de plusieurs», avance-t-il.
Le musicologue se penche d’ailleurs sur les influences anglophones importantes de Fiori, dont on n’entend que très rarement parler. «Il aimait Genesis, Pink Floyd, Gentle Giant, Joni Mitchell, Crosby, Stills, Nash and Young, James Taylor, Jaco Pastorius et The Weather Report. Tous les musiciens ont des influences, mais Fiori n’aimait pas trop s’en faire parler.»
Très conscient du fait que plusieurs considèrent Fiori comme un génie musical, l’auteur n’aime cependant pas tellement le terme, même s’il reconnaît le talent de l’auteur-compositeur et interprète qu’était Fiori.
«On pense trop la musique à travers le prisme du génie comme si la personne était seule. Mais derrière un «génie», il se cache tellement de monde!» — Danick Trottier, musicologue
«Je préfère parler de lui comme d’un talent exceptionnel, un diamant brut. Imagine, il avait 21 ans quand il a enregistré le premier album d’Harmonium», explique-t-il avant de souligner à quel point Fiori avait été bien entouré, pas seulement par les autres membres d’Harmonium, mais par toute son équipe.
«(Le guitariste et arrangeur) Fred Torak, par exemple, pour toute l’enveloppe sonore, Neil Chotem bien sûr, et l’ingénieur du son et réalisateur Michel Lachance sont aussi une partie importante du son d’Harmonium», termine-t-il. (Source : Le Soleil)

Un premier simple et plus de détails sur l’album à venir de Steve Hackett et Steve Rothery.
Steve Hackett et Steve Rothery dévoilent de nouveaux détails sur l’album The Roaring Waves et présentent leur premier simple, The Black Sea.
Deux titans de la musique progressive, Steve Hackett et Steve Rothery, s’associent sur The Roaring Waves – un album instrumental saisissant et profondément atmosphérique, façonné par la mémoire, l’imagination et la puissance élémentaire de la mer. Cet album, dont on parle beaucoup depuis des années, sortira enfin le 28 août 2026 chez InsideOutMusic.
Fruit de plusieurs années de travail, The Roaring Waves rassemble sept compositions instrumentales qui oscillent avec fluidité entre le cinématographique et l’intime, comme l’explique Hackett : « Ce n’est pas le genre d’album que les guitaristes ont l’habitude de réaliser ensemble. »
Écrit et enregistré par intermittence pendant près d’une décennie – lors de sessions au Racket Club de Londres et dans les studios personnels du duo –, l’album est né d’un processus organique et improvisé. Les jams et les idées partagées constituent la colonne vertébrale de la musique, permettant aux deux musiciens d’explorer une dynamique collaborative marquée par la sensibilité et le respect mutuel.
Tout au long de The Roaring Waves, le duo adopte une approche picturale, presque cinématographique, de la composition – créant une musique qui invite les auditeurs à se laisser porter, à imaginer et à s’immerger. « On essaie de créer une atmosphère… comme lorsqu’on comme si on peignait un tableau », explique Rothery. « On emmène les gens en voyage. »
Cette annonce coïncide avec la sortie du premier simple de l’album, The Black Sea, accompagné d’un clip mettant en scène Hackett et Rothery aux côtés des collaborateurs de l’album, Ricardo Rommano (qui a également coécrit, mixé et joué des claviers et de la basse), et Leon Parr (batterie).
Steve Rothery commente : « Je pense que “The Black Sea” est la parfaite introduction à l’univers sonore que nous avons créé ensemble. Il y a une alchimie très particulière entre nous. »
Steve Hackett ajoute : « Sur “The Black Sea”, nos parties de guitare jouées en duo avec les claviers ont créé une atmosphère forte et intrigante, ainsi que l’impression d’une aventure musicale en pleine mer sombre… »
L’album est disponible en précommande dans différents formats. Il existe une édition limitée « mediabook » CD+Blu-ray comprenant un mixage Dolby Atmos (réalisé par Andy Bradfield) et une version stéréo haute résolution. L’album sera également disponible en CD standard et en LP gatefold sur vinyle 180 g, gravé à demi-vitesse par Miles Showell aux studios Abbey Road. Il est possible d’obtenir une copie co-signée de l’album par les deux artistes sur le site de Steve Hackett.

Une version Blu-Ray pour The Lamb Lies Down On Broadway de Genesis.
Ce n’est pas une surprise : Genesis a annoncé la sortie d’un Blu-ray dédié à son album The Lamb Lies Down on Broadway.
Après l’annonce du coffret de luxe l’an dernier, les fans s’attendaient à ce qu’un Blu-ray dédié à l’album, comprenant le mixage ATMOS, suive. C’est exactement ce que Genesis vient d’annoncer !
Disponible à partir du 28 août, The Lamb Lies Down on Broadway sortira en Blu-ray. Cette édition comprend le mixage Dolby ATMOS de 2025 ainsi que le mixage stéréo original de l’album studio de 1974, remasterisé en 2025 en audio non compressé. Le Blu-ray Audio est présenté dans un étui à triple rabat contenant un livret de 20 pages avec des photos et des extraits des notes de pochette.
L’album a été mixé en Dolby ATMOS par Bob Mackenzie aux Real World Studios en 2025, sous la supervision de Peter Gabriel et Tony Banks.

Un nouvel album et un premier simple pour Ann Wilson.
Ann Wilson sortira un nouvel album cet été, intitulé Consecrated Ground. Sa sortie est prévue le 14 août.
Il s’agit de sa deuxième collaboration en studio avec son groupe Tripsitter, et l’album comprend neuf titres. Selon un communiqué de presse, Consecrated Ground est une « sélection de chansons audacieuses mêlant rock heavy, psychédélisme, blues et récits émotionnels bruts ».
En attendant la sortie de l’album, vous pouvez écouter ci-dessous son premier simple, « I Will Not Be Coming Back ».
Bien qu’Ann Wilson ne soit pas actuellement en tournée au sens traditionnel du terme, elle prendra la route plus tard dans l’année pour participer à des événements liés à son prochain documentaire In My Voice, une tournée qui a débuté plus tôt cette année.
Le film, qui présente des vidéos personnelles, des photos et d’autres extraits inédits issus des archives personnelles d’Ann Wilson, sera projeté dans différentes villes des États-Unis jusqu’au début du mois d’octobre. À chaque étape, Ann Wilson et la réalisatrice du film, Barb Hall, animeront des séances de questions-réponses.
« Je suis bien plus que cette chanteuse que vous voyez debout sur scène avec un micro », a récemment déclaré la chanteuse de Heart à Good Morning America. « Je voulais qu’ils en sachent plus sur ma vie, mes enfants, mon mari, tout. »

Pour un monde meilleur!
Fabriqué au Québec!
Basé à Montréal, capitale mondiale du rock francophone!
BANNIÈRE: THOMAS O’SULLIVAN
WEBMESTRE: MARCO GIGUÈRE
RÉDAC’CHEF: MURIEL MASSÉ
ÉDITEUR: GÉO GIGUÈRE
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