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Osbourne Ordinary Man

Ordinary Man de Ozzy Osbourne
11e album studio, sorti le 21 février 2020
Publié le  2 mai 2020
Vues 1900
Republié le 22 février 2022

Par Sylvain Lavallée

Le onzième album solo d’Ozzy Osbourne est tout, sauf ordinaire.

Après 50 ans de carrière, Ozzy nous livre un premier album solo en 10 ans. Son premier depuis l’album Scream, paru en 2010. Ordinary Man est un album solide, avec des mélodies accrocheuses.

L’album n’a pris seulement qu’un mois à enregistrer. À commencer par les partitions musicales, qui ont été enregistrées en seulement quatre jours. Est-ce qu’Ozzy, suite à ses ennuis de santé, et, le diagnostic de sa condition, qui l’a amené à reporter des spectacles de sa tournée, dans le passé, ait pu ressentir l’urgence d’enregistrer ce qui pourrait se révéler son testament musical ?

Étonnamment, aucune trace de son vieux comparse Zakk Wylde, qui est totalement absent de l’album. Il est seulement mentionné dans les remerciements à la fin. Malgré les nombreux musiciens invités à participer à l’album, Slash n’est présent que sur deux chansons, Straight to Hell et Ordinary Man, alors que Duff McKagan, est à la basse sur six des onze pièces. Les principaux musiciens sur l’album, sont Chad Smith, des Red Hot Chili Pepper, à la batterie, et Andrew Watt, le producteur, qui est multii-nstrumentiste sur plusieurs pièces de l’album, jouant pratiquement de chaque instrument.

Les deux premiers extraits, Straight to Hell et All my Life, nous replongent dans les mélodies de ses albums de la fin des années 80, qui nous rappellent les albums : No Rest for The Wicked et No More Tears. Sur Straight to Hell, Slash nous donne des accords de guitare dignes de lui. La chanson All my Life, m’a rappelé certains passages musicaux de la pièce titre de l’album No More Tears, de par ses mélodies.

Sur Goodbye, le troisième extrait, ça semble un cri à l’aide d’un homme désespéré : I wish you heard me crying out for help, the crowd is still waiting, I took my final bow. I’ts over, so over, too late to turn back now.

Les deux pièces suivantes, les deux premiers extraits de l’album, qui ont été diffusés, la pièce titre Ordinary Man et Under The Graveyard sont à mon avis, autobiographiques, surtout, en regardant le vidéo, Under The Graveyard. La présence d’Elton John, au piano, et aux chants, m’a totalement surpris. Je m’attendais à une participation musicale, tout au plus.

Sur Eat Me, j’ai bien aimé la basse lourde de Duff McKagan. Ozzy joue très bien son personnage du Prince des Ténèbres, sur ce passage : Before I change my mind, and stick my teeth in you, eat me !

Today is the End : Une vision apocalyptique : The sun is black, the sky is red .The kids are running, as fast as they can, could it be that today is the end, (fear in their eyes)

Huitième pièce: Scary Little Green Men: La perception d’Ozzy sur la venue d’êtres vivants sur une autre planète, les petits hommes verts terrifiants, (Scary Little Men. ;Take me to your leader, we come in peace. Malgré le message, j’ai trouvé le message de la chanson assez amusant, avec les petits bonhommes verts parlants pour nous rassurer.

Holy for Tonight, neuvième pièce :And now, I’m someone they won’t remember, When I speak my final words. Très dark comme chanson, celle-là. Inquiétante. Tu te demandes s’il ne commettra pas l’irréparable avant la fin de la chanson. Musicalement : Excellent.

It’s a Raid et Take what you want, les deux dernières chansons de l’album, en collaborations avec Post Malone, et Travis Scott, pour Take what you want, la dernière de l’album. Personnellement, je n’ai pas aimé. Trop loin du style Ozzy, pour moi. It’s a Raid : Rythme trop rapide, musicalement et Take what you want, avec sa consonance hip hop, ne convient pas au style d’Ozzy.

 

En conclusion : Très bon album Metal, mais, je ne pourrais pas qualifier cet album de Heavy Metal, à cause de la diversité des chansons.

Si cet album s’avère son testament, il pourra s’en aller en paix…under the graveyard.

BANNIÈRE: DANIEL MARSOLAIS
WEBMESTRE: STEVEN HENRY
RÉDAC’CHEF: MURIEL MASSÉ
ÉDITEUR: GÉO GIGUÈRE
3 Comments

3 Comments

  1. larry todd

    3 mai 2020 at 8:16 PM

    Bravo Sylvain…encore une fois tu m épate..

  2. Sylvain Lavallée

    3 mai 2020 at 8:37 AM

    Merci Ricardo.

    Venant de toi, qui connais l’univers d’Ozzy, mieux que quiconque, ton commentaire me touche beaucoup.

  3. Ricardolanglois

    2 mai 2020 at 6:23 PM

    Belle critique, tu as souligné les moments forts avec objectivité Il est donc possible à 70 ans de rester fidèle à ses origines…
    Bravo, Ozzy fait parti du royaume depuis un demi siècle

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