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Kiss Top 5

Le top 5 de Kiss
Publié le 15 décembre 2023

Par Ricardo Langlois 

2023, c’est les adieux de Kiss après une immense tournée.

Photo : Patrick Loiselle

Pour moi, c’est un des plus beaux souvenirs de l’année avec Metallica. Il faut toujours rattraper le passé. Parce que nous avons vécu tellement de beaux souvenirs avec l’équipe de Pop Rock.

Kiss c’est surtout des gars avec des costumes incroyables. Une mise en scène spectaculaire. Des chansons inoubliables. 50 ans plus tard, ils sont encore forts. Encore aujourd’hui, Kiss contamine nos mémoires d’adolescents. Nos sous-sols enfumés. La première partie du top 10, je vous offre mes choix bien humblement.

Kiss, Destroyer (1976)

La chanson d’ouverture, Detroit Rock City, commence par 90 secondes d’effets semblables à ceux de Cooper : les sons de la table du petit-déjeuner et un présentateur de nouvelles en arrière-plan lisant l’histoire d’un enfant décédé dans une collision frontale. Puis un flashback, sur le jeune condamné entrant dans sa voiture cette nuit-là, son esprit sans doute sur la chanson qui suit, et enfin dans la coda, le crash strident.

« Les chansons, à l’exception de deux ballades gonflées, sont des riffs rockers implacables enracinés dans une batterie manifestement piétonne. Bien que construit avec un aplomb professionnel, utilisant un large éventail de conventions heavy metal, il n’y a rien de nouveau ici. Même lorsqu’une mélodie efficace, telle que l’entraînante Shout It Out Loud, est présentée, les performances ternes atténuent l’effet. Les voix sont indistinctes et émotionnellement vides ; les paroles – sur la fête et la scène rock, avec beaucoup d’allusions S’M campy – banales. Pire encore, il n’y a pas de solo de guitare mémorable sur l’album. »

Il s’agit de la critique paru dans la revue Rolling Stone. Les commentaires du critique ne sont pas  tout à fait juste. En 2023, pour ma collection de vinyles, cet album a été mon premier choix. Pour la réédition 45e anniversaire, plusieurs nouveaux mix et des démos. God Of Thunder est peut-être le morceau signature de Gene, la personnification sonore et sauvage de son personnage de démon, mais le morceau déterminant pour son personnage de monstre n’a pas été écrit par Gene, mais par Paul, qui devait également y chanter la voix principale.

Selon Paul Stanley : « God Of Thunder a été écrit à l’origine comme ma chanson thème. J’y suis allé et j’en ai fait la démo, et nous avons commencé à répéter avec Bob. Bob voulait le ralentir, et c’était génial, ça sonnait vraiment lourd. Et puis Bob a dit : «  Gene va le chanter. » « J’étais dévasté. Notre règle était que le producteur avait le dernier mot. Parce que Gene et moi pouvions nous battre quelque chose d’un côté à l’autre si interminable que nous avions besoin que quelqu’un d’autre vienne pour pouvoir mettre fin à cela. »

« J’étais stupéfait et complètement incrédule que Bob veuille que Gene chante la chanson. Mais vous savez quoi ? C’est une chanson parfaite de Gene et je n’aurais jamais pu faire ce que Gene a fait avec la chanson, parce que c’est vraiment l’incarnation de qui il est. C’est toujours intéressant de voir que la chanson signature de Gene est la mienne [rires]. »

Kiss, Creatures of the Night (1982)

L’album le plus heavy (au sens lourd et heavy metal du terme) de Kiss, celui que les fans attendaient après le bizarroïde album concept aux allures symphonico-prog The Elder et les commerciaux Unmasked (aux allures pop rock) et Dynasty (aux allures disco). Et probablement celui qui leur a redonné espoir, espoirs qui ont dû être vite douchés quand on voit la suite, car de Lick it Up, en 1983, à  Crazy Nights, en 1987, on a affaire à du glam metal bas de gamme et inoffensif, ne faisant rien d’autre que de suivre la mode de l’époque (ça se voit tant que ça que je déteste cette période du groupe ?).

Creatures of the Night n’invente pas grand chose non plus, il est vrai (ça flirte avec la NWOBHM de l’époque), mais il a son truc à lui, à savoir son ambiance plus sérieuse qu’à l’accoutumée (sans oublier d’être fun toutefois). Ses riffs, couplets et refrains efficaces, ses guitares incisives, ses Gene Simmons et Paul Stanley plus convaincants que jamais, et surtout, un batteur jouissif et surpuissant (jouissivement surpuissant ?) en la personne d’Eric Carr (déjà présent sur MFTE mais un peu sous-exploité), indubitablement la star de cet album, qui magnifie chaque titre (y compris la ballade peut-être un peu longuette I Still Love You et le sublime Killer, véritablement sauvé par l’homme au maquillage de renard).

Kiss, Rock and Roll Over (1976)

Pour revenir aux sources d’une musique plus brute, entre le 30 septembre et le 16 octobre 1976, Kiss investit et enregistre son cinquième album dans un théâtre abandonné, le Nanuet Star Theatre Go-Round dans l’État de New-York. Et effectivement à l’écoute de ce disque, il est clair que le son est dépouillé de tout superflu.

Composé dans un esprit rock’n’roll, Kiss nous assène des titres simples mais gorgés de feeling et nous balance un hard-rock particulièrement bien foutu. Bizarrement, à l’exception du simmonsien Calling Dr Love, seule composition quelque peu expérimentale de l’album avec son recours à des chœurs féminins et qui est présent sur presque tous les best-of du quatuor, aucun autre titre ne deviendra véritablement un grand standard.

Même après tant d’années, la musique de Kiss ne vieillit pas. Ace Frehley a toujours de beaux solos (moins spatiaux), voltigeur et guitariste héros à sa manière. Le génie de la six cordes continue à nous éblouir. Encore en 2023, j’ai eu la chance de retrouver ce bon vieux vinyle extraordinaire, après tant d’années. Aucun temps mort. La ballade Hard Luck Woman écrite pour Rod Stewart à l’origine est une révélation pour moi. Une trilogie parfaite : Destroyer (1976), Rock and Roll Over (1976) et Love Gun (1977 ).

Kiss (1974)

À sa sortie, l’album s’est vendu à 75 000 exemplaires avant d’être certifié disque d’or le 8 juin 1977.

Aujourd’hui, il s’est vendu à environ 3 millions d’exemplaires. Sept des chansons s’y trouvant sont devenues des classiques de Kiss : Deuce, Strutter, Cold Gin, Firehouse, Black Diamond et, dans une moindre mesure Nothin’ to Lose et 100,000 Years. Les cinq premiers feront partie des programmes de la très grande majorité des concerts du groupe, même plusieurs décennies plus tard.

L’album a atteint la meilleure position en Nouvelle-Zélande à la 38e place, 84e au Japon et 87e aux États-Unis. J’ai découvert cet album tard à la fin des années 90. Je cherche le vinyle original. Si quelqu’un peut m’aider

Kiss, Alive II (1977)

Cet album s’est retrouvé à la radio étudiante du cegep de Longueuil. C’était la grande époque du Prog avec Genesis comme chef de file. Nous avons osé. Quand je suis arrivé à Pop Rock, j’ai repris contact peut-être à cause de Junior Picard. Detroit Rock City, Love Gun, Calling Dr Love, Christine Sixteen, Beth, God of Thunder etc. Une machine. La puissance sonique. Les solos, les cris de la foule. Du bonbon.

 

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Fabriqué au Québec
Basé à Montréal, capitale mondiale du rock francophone

INFOGRAPHE :  MURIEL MASSÉ
WEBMESTRE : MARCO GIGUÈRE
 RÉDAC’CHEF : MURIEL MASSÉ
ÉDITEUR : GÉO GIGUÈRE

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