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Les pochettes d’album les plus controversées #1
Publié le 27 mars 2026

Recherche par René Maranda

Les pochettes les plus controversées, provocantes qui ont secoué le monde de la musique et suscité le plus de réactions négatives ont valu aux artistes de se retrouver sous les radars.

Voici quelques albums

1966: Les Beatles – Yesterday And Today

Cet album est surtout demeuré marquant pour la critique autour de sa fameuse pochette, surnommée « la pochette du boucher », qui fait voir le groupe vêtu de tabliers blancs, entouré de poupées sans tête et de morceaux de viande. Qui fut censurée par la maison de disques américaine. Le titre de l’album faisait référence à la chanson Yesterday. Cinq jours après sa sortie, l’album parut avec une nouvelle pochette présentant les Beatles placé d’une façon à côté d’une valise.

1968: John Lennon et Yoko Ono – Two Virgins

La pochette fit scandale, puisqu’elle présentait les deux artistes posant nus de face au recto et de dos au verso. Considérant que EMI et Capitol empêchant de le distribuer, il fut définitivement édité par Track Records au Royaume-Uni et par Tetragrammaton aux États-Unis. Où il fut répartit à un autre emballage en papier kraft qui ne laissait montrer que les visages de Lennon et Ono. Aux Pays-Bas, l’album fut approuvé à sortir sans la pochette kraft couvrant la nudité de John et Yoko, bien qu’Apple ait joint un autocollant vert destiné à cacher une partie de la pochette. En janvier 1969, dans le New Jersey, 30 000 exemplaires de la pochette de Two Virgins furent saisis par la police pour pornographie.

1968: Jimi Hendrix — Electric Ladyland

La pochette de l’édition britannique exposait dix-neuf femmes nues, ce qui provoqua un débat. En 1993, le groupe Die Toten Hosen utilisa cette même pochette pour son album Reich & Sexy. Cependant, Hendrix prit simplement ses distances avec cette image. Les photos avaient été prises sans le savoir et utilisées pour la pochette.

Hendrix souhaitait utiliser comme couverture l’une des photos qui figurent désormais sur les deux dernières pages du livret du CD (version remasterisée) : les photos des membres du groupe et d’enfants devant la statue d’Alice au pays des merveilles à Central Park, à New York. Ces photos ont été prises par la photographe Linda Eastman, qui deviendra plus tard l’épouse de Paul McCartney.

1969: Blind Faith – Blind Faith

La pochette était une photo de Bob Seidemann montrant Mariora Goschen, une fillette de 11 ans seins nus, soutien une maquette d’avion coloré en argent, sculptée principalement pour l’album par Mick Milligan. Cette pochette entraîna une légère controverse dans la presse britannique, certains y voyant une évocation phallique. La maison de disques américaine retira rapidement la pochette originale et réédita l’album avec une autre, présentant une photo du groupe.

1971: Alice Cooper, Love it to Death

La pochette originale de l’album entraînera une controverse.  En effet on peut y voir le pouce d’Alice Cooper dépasser de sa cape, mimant un pénis, un premier pas dans l’offense. Il n’en faudra pas plus pour que la pochette soit légèrement modifiée (le doigt ayant été masqué) lors des rééditions de l’album, principalement aux États-Unis.

 

1971: Supertramp – Indelibly Stamped

Les éditions originales ont une couverture couleur et un texte différent pour le nom du groupe et le titre de l’album. La photo de couverture représente le torse et les bras tatoués d’une femme aux seins nus. C’est le premier album de Supertramp publié aux États-Unis; la couverture originale était en couleurs en 1971. Aussi en noir et blanc.

1974: Roxy Music – Country Life

La pochette a suscité la controverse dans certains pays, notamment aux États-Unis et en Espagne, où elle a été censurée. De ce fait, les premières éditions américaines ont été conditionnées sous film plastique opaque ; une réédition américaine ultérieure de Country Life (disponible entre 1975 et 1980) présentait une pochette différente. Au lieu de Karoli et Grunwald posant devant des arbres, la réédition utilisait une photo du verso de l’album, ne montrant que des arbres. En Australie, l’album a été interdit dans certains disquaires, tandis que d’autres vendaient chaque exemplaire sous pochette plastique noire.

1974: David Bowie – Diamond Dogs

La pochette de l’album est l’œuvre du peintre belge Guy Peellaert. Conçue à partir de photos de Terry O’Neill, elle représente Bowie comme un monstre humain. Une créature hybride possédant la tête, le torse et les bras du chanteur (dans une position inspirée d’une photo de Joséphine Baker), mais l’arrière-train d’un chien. Les parties génitales de l’animal sont clairement visibles sur l’œuvre originale. Bien que RCA décide rapidement de faire disparaître ce détail à l’aérographe, quelques exemplaires échappent à ce traitement, ce qui les rend très recherchés par les collectionneurs. À partir de 1990, les différentes rééditions de l’album reprennent la version originale de la toile. À l’arrière-plan apparaissent deux autres hybrides humain-canin inspirés de photos d’Alzora Lewis et Johanna Dickens, deux phénomènes de foire de Coney Island, dans un décor de cirque ou de fête foraine.

1975: Force It – UFO

La pochette de cet album, signée par Hipgnosis comme la plupart des albums du groupe, sera censurée aux États-Unis. Elle montre un couple au sexe indéterminé (en l’occurrence Genesis P-Orridge et Cosey Fanni Tutti, tous deux membres du collectif COUM Transmission) à moitié nu s’embrassant dans une salle de bains.

1976: Scorpions – Virgin Killer

La pochette originale de l’album représentait une fillette nue de dix ans, ses parties génitales étant masquées par un effet de verre brisé. L’image avait été conçue par Steffan Böhle, alors chef de produit pour la branche ouest-allemande de RCA Records. Dans une interview de 2007, le bassiste Francis Buchholz se souvient que la fillette figurant sur la pochette était soit la fille, soit la nièce du graphiste.

1979: The Slits – Cut

La photo provocatrice de la pochette de l’album, montrant les trois membres féminines des Slits à moitié nues et couvertes de boue, a fait grand bruit. Le cliché était signé Pennie Smith, photographe de concerts, également auteure de l’emblématique photo de Paul Simonon sur la pochette de l’album *London Calling* des Clash.

1981: Funkadelic – The Electric Spanking of War Babies

La pochette, conçue par Pedro Bell, collaborateur de longue date de Funkadelic, fut jugée inappropriée car elle représentait un vaisseau spatial à la forme phallique transportant une femme nue. Elle fut donc modifiée, malgré le fait que Funkadelic « enchaînait deux albums à succès » et était alors sous contrat avec Warner Bros. Bell retravailla la pochette de The Electric Spanking of War Babies en y intégrant un croquis vert citron recouvrant la majeure partie de l’image, avec la légende : « Regardez ! La pochette qu’ils ont eu trop peur d’imprimer ! »

 

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