Dernière Heure #330
En direct de la salle de nouvelles de Famille Rock!
Publié le 15 septembre 2026
Par André Thivierge, chef des nouvelles de Famille Rock
Garolou fête ses 50 ans avec un coffret et un film.
Pour la première fois depuis près d’un quart de siècle, presque tous les membres de Garolou se sont réunis en fin de semaine dernière à l’Île-du-Prince-Édouard.
La raison? Célébrer les 50 ans de Garolou en lançant un coffret des cinq albums studio du groupe et en complétant le tournage d’un documentaire de l’Office national du film (ONF) sur ce mythique groupe franco-ontarien qui proposait un mélange unique de musique traditionnelle et rock progressif.
«C’est excitant, car ça fait au moins 20 ans qu’on n’a pas été tous ensemble», lance Michel Lalonde, chanteur et guitariste de Garolou.
Le documentaire, c’est sa sœur Louise qui le tourne et l’Île-du-Prince-Édouard, c’est parce que c’est là que l’histoire a commencé pour ce groupe qui réunissait au départ deux musiciens franco-ontariens, deux Prince-Édouardiens et un Québécois.
«Moi et mon frère Marc, qui est bassiste, avons quitté l’Est ontarien pour nous rendre à l’Île-du-Prince-Édouard en 1973. Deux ans plus tard, on lançait un groupe avec deux musiciens de l’Île, le pianiste Steven Naylor et le guitariste George Antoniak, et le batteur québécois Michel «Stan» Deguire. Ensuite, on est revenu au Québec pour partir à la conquête de la planète!», raconte Michel Lalonde en entrevue avec Le Soleil.
Les musiciens se sont installés à Saint-Hippolyte, dans les Laurentides, et ont enregistré un premier démo. En fait, le cinquantième anniversaire que les musiciens célèbrent cette année, c’est celui du moment où ils ont remis leur démo au célèbre producteur André Perry, qui gérait alors le légendaire Studio Morin-Heights.
«Nous étions un peu iconoclastes, on utilisait le folklore québécois, acadien et français des 16e et 17e siècles pour bâtir des pièces de rock progressif teintées de rock et de jazz», explique Michel Lalonde à propos du son particulier de Garolou. «Moi, je ne suis pas né dans le folklore du tout, j’écoutais les groupes de la British invasion, mais je me suis vite intéressé à Félix Leclerc et Gilles Vigneault quand on me les a fait entendre»
Impressionné par leur talent, Perry a offert à Garolou du temps au Studio, entre deux enregistrements, avec l’ingénieur de son américain Ed Stasium, qui allait plus tard devenir célèbre pour son travail avec les Ramones, les Talking Heads, les Misfits, Biohazard et Motörhead.
Le groupe, alors appelé Lougarou, a ainsi lancé son premier album, couronné de succès sur étiquette London Records. «On est arrivés au bon moment, soit exactement quand la station de radio CKVL est devenue CKOI-FM et a adopté un format de musique rock progressif. Ils nous faisaient jouer à tour de bras!», poursuit Lalonde.
Cependant, au même moment, une troupe de chant et de danse montréalaise, L’Ensemble folklorique Loup-Garou, intentait une poursuite contre eux pour les empêcher d’utiliser le nom.
La cinéaste Louise Lalonde, sœur de Michel et Marc, tourne présentement un documentaire sur Garolou pour l’ONF. (Office national du film)
«Ils ont lancé un album un an après celui de Lougarou, mais étaient déterminés à conserver le nom. Lougarou a perdu sa cause et a dû changer de nom. Ils ont choisi de mélanger les lettres pour faire Garolou. Ça aurait pu leur nuire, mais le battage médiatique autour de la cause a contribué à faire parler d’eux», explique la cinéaste Louise Lalonde.
«Moi, je voulais nous rebaptiser Lougarock, mais les autres membres du groupe en ont décidé autrement!», rigole Michel Lalonde, qui, à 79 ans, continue d’interpréter les succès de Garolou avec ses musiciens depuis sa retraite comme réalisateur à Radio-Canada en Saskatchewan.
Le succès du groupe a en effet explosé avec le nouveau nom, leurs deuxième et troisième albums, Garolouet Romancero, remportant le Félix de l’album folklorique de l’année lors des deux premiers Galas de l’ADISQ.
Au premier gala, chaque musicien avait reçu un trophée Félix alors qu’un seul avait été remis au groupe lors du second gala. «On a donné celui-là à notre gérant, Serge Provençal. Moi, je suis le seul à ne plus avoir mon Félix puisque je me le suis fait voler dans un cambriolage il y a plusieurs années. Il doit servir à tenir une porte quelque part aujourd’hui!», s’amuse Michel Lalonde.
Le groupe, qui comptait alors dans ses rangs les Québécois Réginald Guay (claviers) et Gaston Gagnon (guitare), présentait une centaine de spectacles par an et avait même joué au Forum de Montréal avec la tournée Québec Rock, dont faisait également partie Offenbach.
Garolou s’est séparé une première fois en 1983, peu après avoir lancé l’album Centre-ville, pour se réunir en 1993 et 1999, présentant alors son dernier album intitulé Mémoire Vive.
Michel et ses anciens acolytes ont eu le loisir de discuter du bon vieux temps en fin de semaine dernière alors qu’ils étaient tous réunis pour le tournage du documentaire et que le coffret contenant les cinq albums studio du groupe était lancé lundi à Charlottetown.
Presque tous ceux qui ont fait partie de Lougarou et Garolou à travers les années étaient présents, en plus de leur ancien gérant Serge Provençal ainsi que des amis, comme l’ancien d’Offenbach Breen Leboeuf.
Seuls Antoniak, décédé en 2023, Deguire, absent pour des raisons de santé, et le guitariste Gilles Beaudoin ne seront pas sur place.
«Gilles, on a fait tellement de recherches pour le retrouver, mais sans succès. Je pense qu’il a décidé de vivre volontairement reclus.»
Pour le chanteur et guitariste, le lancement ce lundi à Charlottetown et le 8 octobre à Montréal du coffret CD des cinq albums studio de Garolou, de même que la réédition sur vinyle de leur deuxième album sous l’étiquette montréalaise Return To Analog s’imposait. «Ça faisait des années que ce n’était plus disponible à part sur les sites de revente», explique-t-il.
Quant au film, que Louise Lalonde préparait depuis deux ans et qui sera lancé au printemps 2027 avec l’ONF, il devrait aussi faire renaître l’engouement pour le groupe.
«C’est une histoire de persévérance, de chance et de talent!», raconte la cinéaste, qui a revisité certains lieux marquants pour le groupe en plus de retracer ce que chacun des ex-membres est devenu.
Mais la grande question, après ces retrouvailles et avec le spectacle Michel Lalonde chante Garolou que le chanteur et guitariste doit donner le 17 septembre au festival Ripon Trad avec «quelques autres membres originaux de Garolou», selon la page du festival, est-ce qu’un retour est possible un demi-siècle après le début?
«Ce n’est pas prévu… Mais c’est sûr que le coffret et le film peuvent créer un buzz et qu’on pourrait avoir des demandes… On verra», lance Michel en terminant. (Source : Le Soleil)

Def Leppard : un documentaire officiel, « Long Live Def Leppard », en salles en 2027
De la cour de récré de Sheffield au Rock and Roll Hall of Fame, en passant par un bras perdu et un guitariste disparu : Def Leppard raconte enfin son histoire de l’intérieur.Long Live Def Leppard, premier documentaire autorisé du groupe, signé Jeff Feuerzeig (The Devil and Daniel Johnston), sortira en salles en Amérique du Nord début 2027.
Le parcours de Def Leppard, de camarades de classe à Sheffield, en Angleterre, jusqu’à leur intronisation au Rock and Roll Hall of Fame, sera au cœur d’un documentaire à venir.
Le groupe a annoncé l’arrivée prochaine de Long Live Def Leppard, son premier documentaire long format autorisé, dont la sortie en salles en Amérique du Nord est prévue par Crosswalk (Bleecker Street) pour début 2027. Jeff Feuerzeig, documentariste à qui l’on doit The Devil and Daniel Johnston et Author: The JT LeRoy Story, réalisera le film, qui comprendra « des images inédites et un accès sans précédent à ses membres », indique un communiqué.
« À l’été 81, après avoir lu un article sur Def Leppard dans Creem, j’ai vu ce groupe pas encore célèbre ouvrir pour Ozzy Osbourne lors de sa première tournée Blizzard of Ozz, au Convention Hall d’Asbury Park », a déclaré Feuerzeig dans un communiqué. « Ces jeunes gars de la Sheffield ouvrière jouaient bien au-dessus de leur catégorie et ne jouaient pas pour du beurre. J’ai été conquis, fan pour la vie. Ce fut un honneur de collaborer avec eux et de porter à l’écran leur histoire d’outsiders, unique, chaleureuse et souvent drôle. Ce n’est pas le récit habituel de sexe, de drogue et de rock & roll. Longue vie à Def Leppard, vraiment ! »
Long Live Def Leppard proposera de nouveaux entretiens avec les cinq membres actuels de longue date, le chanteur Joe Elliott, les guitaristes Phil Collen et Vivian Campbell, le batteur Rick Allen et le bassiste Rick Savage, qui raconteront l’histoire du groupe de « Pour Some Sugar on Me ».
« Né dans la Sheffield ouvrière, Def Leppard a une histoire faite d’une fraternité incassable », écrit Crosswalk dans son synopsis. « Après avoir explosé sur la scène rock mondiale avec ses albums à succès Pyromania et Hysteria, le groupe a traversé deux chapitres dévastateurs : l’accident qui a bouleversé la vie du batteur Rick Allen et lui a coûté un bras, et la perte du guitariste Steve Clark, dont les riffs épiques et dynamiques lui ont valu une place permanente parmi les légendes de la guitare de tous les temps. Ces tragédies sont devenues des moments déterminants de l’histoire du groupe, Def Leppard s’étant reconstruit pour devenir l’une des forces les plus durables du rock. » (Source : Rolling Stone Magazine).

Écoutez un nouvel extrait à venir du coffret Robber Soul des Beatles!
La première version de ce qui s’appelait alors « This Bird Has Flown » a été enregistrée lors de la première journée des sessions de Rubber Soul et mettait en avant la nouvelle découverte de George Harrison : le sitar. Le groupe n’était pas satisfait de cette version ; neuf jours plus tard, ils ont donc enregistré trois autres prises.
Sur la deuxième prise, la piste n° 1 comprenait la guitare acoustique de John Lennon, la basse de Paul McCartney, Ringo Starr à la batterie et George jouant des notes de bourdon au sitar. George a ajouté davantage de sitar sur les pistes n° 2 et n° 3, les voix de John et Paul ayant également été enregistrées sur la piste n° 3. Plutôt que de commencer par une version instrumentale de la mélodie du couplet, comme le fait la version finale, cet arrangement s’ouvre sur un sitar en double piste jouant la mélodie du pont.
George avait découvert le son du sitar pour la première fois lors du tournage de *Help!* et s’intéressait de plus en plus à la musique indienne. Lors d’une rencontre avec les membres des Byrds à Los Angeles, David Crosby avait évoqué la musique de Ravi Shankar, ce qui avait incité George à découvrir ses enregistrements.
George a expliqué comment cet instrument a été utilisé : « Écouter cette musique m’a semblé très familier. À cette époque, j’avais acheté un sitar bon marché dans un magasin appelé Indiacraft à Londres. Quand nous travaillions sur “Norwegian Wood”, il manquait juste quelque chose et c’est venu assez spontanément. J’ai pris le sitar et j’ai en quelque sorte trouvé les notes. Nous l’avons enregistré et ça semblait faire mouche, et c’était tout. »
Pour un monde meilleur!
Fabriqué au Québec!
Basé à Montréal, capitale mondiale du rock francophone!
BANNIÈRE: THOMAS O’SULLIVAN
WEBMESTRE: MARCO GIGUÈRE
RÉDAC’CHEF: MURIEL MASSÉ
ÉDITEUR: GÉO GIGUÈRE
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