Chroniques

Pink Fairies Bio

Maître du rocl #3
Pink Fairies
Publié le 20 juillet 2026

Par Guillaume Levesque

Frénésie électrique

Est-ce que ça vous est déjà arrivé de passer à côté d’un groupe pendant des années, car le nom ne vous accrochait pas? Je dois vous avouer que ça m’est arrivé plusieurs fois, surtout quand je trouvais le nom du groupe un peu trop ringard ou quétaine par exemple Heavy Metal Kids qui est est pourtant un excellent groupe des années 70 à la AC/DC en plus glam. Parfois, ça peut être aussi, car la pochette est vraiment laide!

Un jour, en lisant un article sur Motorhead, j’ai appris l’existence du groupe Pink Fairies. C’est que leur premier guitariste avant Fast Eddie Clark, était Larry Willis, un ancien membre des Fairies. Le lien entre Motorhead et Pink Fairies ne s’arrête pas là. En fait, à leurs débuts, lorsque Wallis était encore dans le groupe, Motorhead, avait joué la chanson City Kids de Pink Fairies. Il est intéressant de noter que la version originale de la chanson est plus brute et sale que la version Motorhead.

Ça m’a pris des années avant de véritablement m’intéresser à ce groupe légendaire. Il faut dire qu’un nom comme les Fées roses ne se prête pas très bien au rock and roll et que leurs albums ne sont pas très courants au Canada. Mais ça serait de passer à côté de quelque chose d’important dans l’histoire de la musique rock. Le nom du groupe évoque le mouvement hippie des années 60-70. Ils étaient souvent adeptes de livres de fantasy, comme le Seigneur des anneaux. La pochette du premier album va dans ce sens. En fait, le nom du groupe fut trouvé par le manager des Deviants : Jamie Mandelkau.

1971

Bien que le groupe soit originaire de la scène psychédélique de la fin des années soixante, leurs albums ont eu de l’influence sur les groupes hard rock et punk rock. Certains qualifieraient leur son de protopunk, car leurs albums sont sortis avant l’émergence du mouvement punk. Leur musique et leur attitude étaient quand même très punk dans l’esprit. Aux États-Unis, les groupes ayant eu une attitude semblable, tout en ayant une identité distincte, étaient les MC5 et les Stooges.

Un élément qui revient entre le groupe Pink Fairies et le groupe protopunk américain The Stooges, c’est qu’ils étaient conscients que leur musique s’adressait aux gens sur le chômage. Ou qui n’aimaient pas leur travail et qui avaient besoin d’une bonne heure de défouloir frénétique pour se changer les idées. En offrant ce support, ces groupes ont offert plus que de la simple musique bruyante et déjantée.

Selon la légende, l’histoire des Pink Fairies a débuté dans le milieu des années 60 par une bande de jeunes hippies avec peu de talent musical, mais beaucoup de motivation. On pouvait les retrouver dans le quartier de Ladbroke grove à Londres. Vers 1967-68, le groupe était composé du chanteur Mick Farren et des musiciens Paul Rudolph, Duncan Sanderson et Russell Hunter.

Mai 1969

Paul Rudolph: guitare, Russell Hunter: batterie, Mick Farren: chant et Duncan Sanderson: basse

Le style de musique pratiqué par le groupe à cette époque était le rock psychédélique. Ils publieront trois albums incluant Ptoff! (1967) et Disposable (1968). En 1969, après une tournée américaine s’étant mal passée, le groupe vire leur chanteur et cesse d’exister.

Pendant ce temps, dans le même cercle d’amis, un certain Twink, ancien batteur des Pretty Things sur l’album SF Sorrows décide de monter un groupe avec des potes. L’expérience ne se passe pas très bien. C’est pour ça qu’il intègre dans le groupe les anciens membres des Deviants. C’est avec ce lineup que le groupe enregistre Never Never Land. Sur cet album se retrouve Do It l’une des meilleures chansons du groupe avec sa splendide intro planante à la guitare acoustique.

1970 – Twink et Russel Hunter

L’un des autres morceaux phares de l’album est Uncle Harry’s Last Freakout qui est un long morceau psychédélique se prêtant bien à des improvisations de toute sorte en concert.

Live (audio) 1971

Il est intéressant de noter que le groupe n’a jamais vraiment eu de programmation stable. Le groupe s’est contenté d’avoir des musiciens issus du même groupe d’amis qui venaient et qui partaient quand ils le voulaient. Il est intéressant de noter que parmi leur cercle d’amis se trouvait Syd Barrett de Pink Floyd et le groupe Hawkwind.

Suite à la parution de Never never Land, Twink quitte le groupe. Sur le deuxième album What a Bunch of Sweeties, le groupe devient un trio. Sur cet album se retrouve plusieurs reprises à la sauce Pink Fairies incluant I saw her standing there et Walk don’t run dans une version épique de 7 minutes.

Leur troisième album, Kings of Oblivion est quant à lui souvent le favori parmi les fans du groupe. C’est cet album qui annonce l’arrivée du guitariste Larry Wallace. On y retrouve leur morceau phare City Kids. C’est aussi leur album le plus lourd, le plus punk/hard rock.

1973

Vous serez surpris d’apprendre qu’au cours des années, le groupe n’a jamais vraiment cessé d’exister. Il a été ressuscité de nombreuses fois par les anciens membres du groupe, incluant Twink, Larry Wallis, mais surtout Paul Rudolph. Il n’y a pas d’âge pour faire cracher de gros amplis. Longue vie aux Pink Fairies!

2018

Version 2025 – Do It

 

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INFOGRAPHE: DANIEL MARSOLAIS
WEBMESTRE: MARCO GIGUERE
RÉDAC’CHEF: MURIEL MASSÉ
ÉDITEUR: GÉO GIGUÈRE

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