Chroniques

Helloween Bio

Helloween
Publié le 22 juin 2026

 

Par Guillaume Levesque

Les débuts d’un groupe légendaire 

Est-ce que vous vous souvenez de la petite chanson Happy, Happy Halloween dans le film Halloween III : Season of the Witch de 1982? Elle rendait les gens fous au sens propre du terme. Ils se mettent à porter ds masques et se diriger vers l’usine Shamrock… Hé bien c’est aussi l’introduction du premier E.P du groupe et du premier album Walls of Jericho (dans une version médiévale).

Helloween est un groupe qui, en plus d’offrir une musique d’excellente qualité, est capable de nous amuser avec ce genre de détail et des pochettes d’albums pleines de citrouilles dans des situations humoristique. Le groupe possède une histoire riche en rebondissements. Leur carrière a connu des hauts et des bas, mais ils ont su s’en sortir et aujourd’hui, Helloween est plus fort que jamais. Ils ont même pu faire la paix avec les anciens membres du groupe : Kai Hansen et Michael Kiske, qui sont revenus dans le groupe depuis la tournée Pumpkins United.

Pumpkins United World Tour 2017/2018

C’est pour ça que j’aimerais revenir sur l’histoire de cet incroyable groupe de heavy metal. L’histoire du groupe a commencé en 1978 dans la ville portuaire d’Hambourg en Allemagne. À cette époque, le groupe ne s’appelle pas encore Helloween, il se nomme Gentry. Il était composé de Kai Hansen et Piet Sielck qui quitta le groupe en 1981. Si son nom vous semble familier, c’est probablement parce qu’il a continué à travailler dans l’industrie musicale en tant que producteur et avec son groupe Iron Savior.

En 1982 le groupe changea de nom pour Iron Fist. C’est à cette époque que le guitariste Micheal Weikath se joignit au groupe. Piet Sieckl dut quitter le groupe pour cause de relocation aux États-Unis. La formation se retrouve bien embêté et se sépare temporairement. Pendant ce temps, Kai Hansen joue dans le groupe Powerfool, mais se sépare fin 83. Hansen décide de reformer Iron Fist sous le nom d’Helloween. Selon le guitariste allemand, le nom vient du fait que l’Halloween est seulement un jour par an, alors qu’avec Helloween, on peut en profiter toute l’année.

Leurs débuts discographiques se font sur le label Noise Records dans la compilation Death Metal (qui ne contenait pas de death metal). Sur ce disque, il y avait aussi deux autres futurs groupes phares : Hellhammer et Running Wild. À cette époque, le son d’Helloween était beaucoup plus bruyant et sale que ce à quoi le groupe nous a habitués par la suite. Kai Hansen chantait un peu faux avec un accent allemand prononcé. Je crois que ça faisait partie du charme initial du band.

À partir du premier E.P. et surtout de leur premier véritable album Walls Of Jericho, on peut déjà y déceler quelque chose de spécial, surtout dans les passages
lents. Tout en étant extrêmement précis dans leurs riffs rapides, le groupe était aussi très mélodique et inspiré. Les paroles traitaient d’une imagerie variée parfois fantastique comme dans ses nombreuses références au monde médiéval et a des sujets mythologiques, voire religieux. Plusieurs compositions étaient à propos d’enjeux sociaux bien réels. Par exemple, Ride The Sky était basé sur l’histoire d’Icare dans la mythologie grecque tandis que How Many Tears aborde les drames des conflits mondiaux modernes.

À cette époque, le groupe avait déjà acquis une solide réputation en concert, mais Kai Hansen se rendit à l’évidence qu’il ne pouvait plus continuer à chanter en même temps que de jouer d’un instrument. C’est pour ça qu’en 1986, il demanda à un jeune chanteur hambourgeois à la longue chevelure blonde de se joindre à eux. Il s’agissait de Michael Kiske. Il a apporté la touche qui manquait au groupe. Il faut dire que le groupe n’aurait pas connu le même succès si ils avaient continué dans leur précédente configuration.

Au début, Kiske était réticent à joindre Helloween, car il trouvait leur son un peu trop agressif. Ça tombait bien car le groupe travaillait sur des nouvelles compositions et allait les adapter à la voix de Kiske. C’est ce projet qui donna les deux albums : Keeper of the seven keys. Au départ, l’album était supposé n’être qu’un seul album double, mais Noise, leur maison de disques, a refusé. C’est pour ça qu’à la place, la première moité de l’album est sortie le 23 mai 87 sous le titre de Keeper Of The Sevens Keys Part 1. La deuxième partie (Keeper…part 2) est sortie quand à elle plus d’un an plus tard, le 29 août 88.

Il est à noter que le premier fut surtout composé par Hansen, Weikath étant temporairement malade. Le succès ne se fit pas attendre dès la sortie de la première partie. Il faut se remettre dans le contexte. La musique métal de l’époque se voulait très sérieuse, toujours plus rapide, plus agressive. Sur ces deux albums la musique  restait très rapide, mais avec un son clair et beaucoup d’humour. Il y a des morceaux très métal, mais très joyeux comme Dr Stein et Future World. Il ne faut pas aussi oublier, les pièces plus longues comme Halloween, qui avec ses nombreuses parties se rapproche du Rock Progressif.

Ils ne réussiront jamais à refaire une autre série d’albums aussi légendaires, mais leur influence fut immédiate dans la sphère musicale. À partir des années 90, le style pratiqué par Helloween est devenu un sous-genre du métal sous le nom de power métal. Malheureusement, certains groupes se sont contenté de copier Helloween au premier degré sans y apporter le même humour et désinvolture. C’est pour ça qu’Helloween est un groupe vraiment unique et toujours pertinent.

1992

2011

Leur dernier concert à l’Olympia de Montréal le 18 Avril 2026 fut une véritable réussite !

Le groupe fête ses 40 ans cette année

Recommandations:
1985 : Helloween E.P 
1985 : Walls of Jericho  
1987 : Keeper of the Seven Keys: Part I
1988 : Keeper of the Seven Keys: Part II 
1989 : Live in the U.K.
1991 : The Best, the Rest, the Rare (compilation) 

 

Pour un monde meilleur

Fabriqué au Québec
Basé à Montréal, capitale mondiale du rock francophone

INFOGRAPHE: MURIEL MASSÉ

BANNIERE  DANIEL MARSOLAIS 
WEBMESTRE: MARCO GIGUERE
RÉDAC’CHEF: MURIEL MASSÉ
ÉDITEUR: GÉO GIGUÈRE

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